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AUTOMOBILE ]
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RALLYE KARUKERA
29 – 30 Octobre 2005
Cette dernière compétition de la saison 2005, n'a laissé aucune chance aux supporters du VIP racing, malgré les efforts fournis par l'équipage BADLOU/PARDO qui a fait tout ce qu'il était possible pour défendre les couleurs du team. Les saisons automobiles se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Cette année, elle a souri à d'autres, c'est la preuve que les roues tournent et ne laissent pas les mêmes empreintes.
Dès la première épreuve spéciale du samedi après-midi, dénommée « Bergette-La Rose », des ennuis de sélecteurs de vitesses, qui s'étaient déjà fait connaître lors d'une séance d'essais, ont ralenti l'évolution de la SUBARU et ne lui accordait que la quatrième place avec un chrono de 3'26'', précédé dans l'ordre des équipages Gabriel/Ludomir, Pradel/Pradel et Bhiki/St-André. A l'arrivée de cette première portion, on enregistrait déjà l'abandon de l'équipage Bredon/Dagnet sur Nissan Sunny.
Surpris de la persistance de l'ennui mécanique de la Subaru, le préparateur s'affairait, restant persuadé q ue les prochaines spéciales feraient oublier ce problème qui ne saurait qu'être passager. C'est ainsi qu'à la seconde épreuve chronométrée, « Boissec-Christophe » l'équipage Badlou/Pardo concédait 1'' à Gabriel/Ludomir, ce qui mettait tout le monde en confiance , même les occupants de la Focus se sont fait peur, dans une sortie de route où la chance était avec eux. Cela a failli être l'abandon, comme pour les équipages Tel/Morentin sur P206 et Moutoussamy/Vermot de Boisrolin sur Clio.
A l'ES3, « Bergette–La rose » l'équipage de la Mégane de Pradel/Pradel réalisait le scratch, le pilote de la Ford Focus, ayant calé au départ, a décollé en retard de la ligne de départ et pointait en sixième position. 
Des ennuis de transmission, fragilisée par la performance de la Mitsu de l'équipage Nègre/Barbis, l'empêchaient de poursuivre la compétition et conforter sa seconde place au championnat de la Guadeloupe, chose qui s'avérait exacte, lorsque l'auto a été hissée sur la remorqueuse qui l'ôtait définitivement du peloton. En milieu de classement on remarquait, au sein du challenge 206, Pouvin/Koaly qui en voulait et s'appliquait à éviter une répétition malheureuse du rallye des Grands-Fonds.
A l'issu de l'ES4, « Boissec–Chritophe » les équipages Pradel/Pradel, Nègre/Lefi et Bazile/Jacqua étaient pointés en 3'06'', Badlou/Pardo en 3'07'' et Gabriel/Ludomir en 2'58'', ce qui accentuait l'écart avec les équipages de tête et prouvait que les ennuis qui pénalisaient Badlou/Pardo existaient encore.
A ce moment du rallye, le trio de tête était composé, dans l'ordre, des équipages Gabriel/Ludomir, Pradel/Pradel et Badlou/Pardo.
L'ES5 « Grande Ravine – Tombeau », après un passage au parc de regroupement, a été couverte dans les mêmes conditions de supplice pour les occupants de la SUBARU qui ne cessaient de se battre contre cette anomalie qui semblait insurmontable. Bien sûr, d'autres équipages subissaient des affronts de leurs mécaniques, comme Négre/Léfi dont la Ford Escort s'est faite dépasser par la Focus et Kancel/Delannay avec une BV qui n'ayant plus de première et seconde, démarrait en 3 è, au risque de tomber en panne d'embrayage.
L'ES6, qui était un second passage sur l'ES5, a été neutralisée. Cette information a fait la joie des Fordistes qui étaient au bord de l'abandon à cause d'une sérieuse panne d'alternateur. A contrario, la décision ne faisait pas sourire Pradel/Pradel qui, désormais Challenger au championnat, se positionnerait aisément à la place du leader. C'est avec 32'' de retard sur Gabriel/Ludomir que Pradel/Pradel rentrait au parc fermé, précédant Badlou/Pardo de 8''.

Les ennuis se multipliaient, au fur et à mesure que le rallye avançait, et certains ont traîné dans la nuit pour être compétitif à la 2è étape de ce rallye. C'est le cas de l'équipe d'assistance de la Focus, qui privé d'alternateur, se devait de trouver une alternative, afin d'être sur la ligne de départ, dimanche matin. L'unique solution était de se munir d'accumulateurs et d'un chargeur pour être opérationnel, durant les six épreuves spéciales du lendemain.
Quant à la SUBARU, elle possède un potentiel remarquable, son équipage qui est à la découverte de sa nouvelle monture, recherche les meilleurs réglages pour un comportement optimum du véhicule. Mais les efforts de l'assistance restaient vains, quant à la récurrence de la difficulté qui obligeait Badlou/Pardo d'insister, pour faire plaisir à un public désemparé mais fidèle à leur poulain impuissant, victime des évolutions technologiques qui imposent une loi enfouie secrètement dans la boîte de vitesses.

Au départ de la seconde étape du dimanche, les forçats du rallye étaient au rendez-vous et l'ES7 « Durivage-Moreau » les accueillait sur 10,300 km. Gabriel/Ludomir poursuivait sa domination et Badlou/Pardo s'emparait de la seconde place du classement avec un écart de 3'' sur Pradel/Pradel qui avait une allure rageuse sur toutes les portions de ce rallye.
Vallerah- Grand-Fonds est le nouveau circuit de l'ES8 que les concurrents ont l'habitude de parcourir en sens inverse. Il est évident que toutes les notes sont inversées, mais l'attention doit être parfaite afin d'éviter tous les pièges qui ont surpris plus d'un. Le cas le plus flagrant est caractérisé par les deux paires de sorties de route de l'équipage Barrière/Alexis qui a enfin traversé la ligne d'arrivée, avec presque de cinq minutes de plus que toute la horde, en affichant 10'13''.
Cette fois, les deux leaders du classement n'arrivaient pas à se départager, en pointant tous les deux en 5'14'', distançant la Mégane de 6''. 
A la neuvième spéciale « Durivage-Moreau », Les équipages Badlou/Pardo et Gabriel/Ludomir roulaient à la même allure et se confondaient encore au chrono, en 5'21'' en s'éloignant de la Mégane de 15''. Bikhi/St-André qui s'était laissé surprendre par Négre/Léfi et Ninou/Mavounzy les a dépassé en réalisant le 4è temps.
Lors du deuxième passage dans « Vallerah- Grand-Fonds », on enregistrait l'abandon, de l'équipage Dériemont/Charneau, sur SEAT qui a faibli au niveau d'une transmission. Badlou/Pardo commençait à avoir quelques sensations différentes avec leur auto, mais un tête-à-queue venait retarder l'équipage qui passait la ligne d'arrivée avec 4'' de plus que les occupants de la Focus, avec quand même la possibilité de tenir à distance Pradel/Pradel. Cette fois c'était au tour de l'équipage Pardo/Reimonenq d'arriver le dernier sur la ligne, pour avoir flirté avec un poteau de la région. Mais l'erreur de jeunesse a été commise par Colas/Lutin qui, pensant être pénalisé, a remis son carnet de bord, alors qu'il avait la possibilité de poursuivre le rallye, ce qu'il a fait par amour de la compétition, tout en sachant qu'il n'était plus en course.
Les 16 équipages qui restaient allaient se mesurer dans les deux derniers passages de « Cocoyer-Pavé » qui mettaient fin à ce rallye karukéra. Le premier passage frôlait l'horreur, à cause de caprices de pneus qui ralentissaient la SUBARU, que la Focus devançait de 14 autres secondes. A ce stade de la compétition, la SUBARU possède une quarantaine de secondes de retard sur la Focus et une avance de 23'' sur la Mégane.
Dans l'ES12, les occupants de la SUBARU améliorait leur chrono de 2'7'', en affichant 4'07'', la Mégane arrivait avec 11'' de plus et la Focus victime d'un tête à queue qui faisait débrancher un des accumulateurs embarqués dans l'habitacle, prenait un certain temps pour en effectuer la connexion, pendant que tourne le chronomètre, ce qui faisait les occupants passer la ligne d'arrivée avec une anxiété évidente, en rasant la fatalité et couvrant le parcours en 4'47''. Cela réduisait ainsi l'écart accumulé au fil des épreuves, tout en faisant miroiter Pradel/Pradel qui se voyait déjà au haut de l'affiche.
CLASSEMENT SCRATCH

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