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C C de Caféière – Mémorial Raymond PRALES 02/03/2008

REMISE DES PRIX DU CHALLENGE RCI/ASA CARAÏB  Le 09 Décembre 2007

REMISE DES PRIX DU CHAMPIONNAT
  FRANCE-ANTILLES/SOGUAFI

RALLYE KARUKERA les 27 et 28 Octobre 2007

Course de côte de BORROMEE le 30 septembre 2007

COURSE DE CÔTE DE BANANIER le 16 septembre 2007

RALLYE DES GRANDS FONDS 22-23-24 JUIN 2007

RALLYE DE GOYAVE 18/20 mai 2007

COURSE DE COTE DES MAMELLES 13 mai 2007

2ème RALLYE du CENTRE SORECAR 28-29 avril 2007

COURSE DE CÔTE DE CAFEIERE 1er AVRIL 2007

RALLYE NATIONAL DE GOYAVE 14 – 15 – 16 juillet 2006

LES MAMELLES ou L’EMOTION D’UN CLAN à L’AUTRE

Course de côte de CAFEIERE 26 mars 2006

CLASSEMENT AUTOMOBILE de la GUADELOUPE 2005

Rallye Karukera du 29-30 octobre 2005

Résultat provisoire du Championnat Automobile de la Guadeloupe

COURSE DE CÔTE DE BOROMEE du 03 Octobre 2005

ANNIVERSAIRE DE 10 ANS DE PASSION du 25 Septembre 2005

COURSE de CÔTE de DOLE du 17 Juillet 2005

RALLYE des GRANDS-FONDS des 17,18, 19 Juin 2005

HECATOMBE au « RALLYE de la MONTAGNE »

COURSE de COTE des MAMELLES 8 MAI 2005

COURSE de COTE de CAFEIERE 03 AVRIL 2005

* RALLYE de GOYAVE 18 et 19 SEPT
 

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C C de Caféière – Mémorial Raymond PRALES
02 Mars 2008

Cette édition marquait un quart de siècle d’organisation de la course de côte de Caféière, sur le territoire de la commune de Deshaies. A ces balbutiements, cette compétition avait la réputation de freiner l’ardeur des pilotes qui avaient quelques difficultés pour négocier le virage à 90° qui débouche sur un pont, situé à environ 500 mètres de la ligne de départ. A cette époque, la chaussée n’était pas bitumée mais faite en béton, ce qui diminuait l’adhérence des pneus. Un téméraire avait tenté de braver tous ces paramètres, Alain Guillot, au volant d’une Dauphine proto, et s’était retrouvé en contrebas à la même allure à laquelle il gravissait la pente. Aujourd’hui encore, malgré un revêtement plus approprié, on a droit à de spectaculaires freinages, comme pour toujours marquer la frayeur de franchir ce pont à une vitesse sportive.

Cette année encore, la pluie a tempéré les ardeurs et le record n’a pas été inquiété, mais on a vu un excellent Stéphane NEGRE qui, au prix d’une patience et d’un titre de champion, a eu l’opportunité de piloter la Ford Escort de Pierre et prouver que dompter la « bête », n’a été que l’histoire de quelques montées et être bien concentré sur son ouvrage.

On a noté l’absence de certains pilotes à qui l’administration a refusé de valider les licences, pour avoir attendu le dernier moment pour déposer leur demande de renouvellement. L’ASAG est assujettie à la FFSA et cette entité est la seule à prendre la décision définitive. C’est ainsi que Patrice BAZILE, Olivier BADLOU et Jean-Michel POUVIN n’ont pas été autorisés à participer à ce premier Mémorial Raymond PRALES.

C’était une journée pluvieuse, comme on les a déjà connues à Caféière, mais cela n’ pas perturbé le déroulement de l’épreuve, au cours de laquelle deux monoplaces ont évolué, puisque toutes les mesures de sécurité étaient respectées.

Dès le départ de la première montée d’essai, Pierre NEGRE a été le seul à descendre en dessous de la minute, en inscrivant 58’’07, suivaient Vincent PARDO sur SAXO en 1’02’’46, David BARRIERE, au volant de la 206 RC, en 1’04’’ 09 et  Philippe NINOU en 1’05’’92. Il est vrai que les autres cherchaient leur marque : Patrice DERIEMONT désormais en F2000, réalisait 1’06’’05, Edmond BHIKI 1’09’’83, Frantz PRADEL 1’56’’54. L’arrivée de la pluie ayant gêné les derniers, cela imposait de revoir la structure des pneumatiques.

Au cours de la deuxième séance d’essai, les chronos ont été pires pour certains, à cause de l’état détrempé du circuit, sauf pour quelques uns qui ont bénéficié d’une accalmie et d’une chaussée passablement exploitable.

A la première montée de classement, tous les engagés semblaient angoissés de devoir affronter la pluie, de peur de ne pouvoir améliorer leur chrono. Heureusement que la clémence du temps a joué en la faveur du sport, et chacun a tenté de prendre une option sur le classement final, afin de bien figurer au scratch. Onze d’entre eux ont choisi de jouer leur course dans cette montée, Joseph LUDOMIR 1’11’’51, Marc ROCHE 1’09’’50, Vincent PARDO 1’02’’88, Patrice DERIEMONT 1’06’’07, Pierre NEGRE 59’’86, David BARRIERE 1’04’’04, Olivier DEVIN 1’09’’93, Jean-Philippe URIE 1’09’’26, Edmond BHIKI 1’00’’59, Frantz PRADEL 1’01’’96, Frédéric PARDO 1’03’’00, Thierry LE BRAZIDEC 1’07’’66, Serge BARRIERE 1’06’’13.

Lors de la montée intermédiaire de l’après-midi, on voyait encore les parapluies abritant les spectateurs téméraires sur tout le long du circuit et les forçats de la côte de Caféière s’engageaient sur le bitume froid, sans aucune conviction de battre même son propre record. Mais trois d’entre eux ont eu raison du chrono en réalisant leur meilleur temps de la journée. Il s’agit de Philippe CHAILLY en 1’07’’48, Jean-Baptiste LOUIS en 1’07’’68, Christophe ARTIERE 1’10’’77.

Il pleuvait toujours quand il fallu donner le dernier coup de fouet. Trois pilotes ont refusé de s’exposer une fois encore entre les flots, tandis que six des plus audacieux ont défié le chrono en diminuant leur temps de traversé du circuit ; on a vu passer Grégory BUCHHOLZER qui a pointé en 1’10’’87, alors que Jean-Pierre VILMEN avait quelques secondes à rattraper et a affichait 1’01’’76 qui le positionnait à la cinquième place. Un nouveau, Philippe PEROUMALKAN, se concentrait pour réaliser 1’12’’37. Henri NEGRE qui ne pilotait pas son véhicule, étant en double monte avec Marc ROCHE parvenait à afficher 1’11’’37. Stéphane NEGRE récidivait en améliorant de 18 centièmes pour arrêter le chrono à 59’’58 ; le dernier à franchir la ligne d’arrivée était Philippe NINOU qui s’octroyait la quatrième place, en réalisant son meilleur temps de la journée : 1’01’’43.

La remise des prix qui a suivi était hors du commun, les pilotes ont dû attendre plus longtemps que prévu pour recevoir les récompenses  d’une journée sportive plutôt humide. Les anciens du sport automobile avaient préparé avec la famille de Raymond PRALES un moment de convivialité comme les aimait le pilote disparu.
La cérémonie a commencé par une série de témoignages très poignants, narrés par ses amis, moment qui a retenu l’attention de toute l’assistance, dont quelques présents ne connaissaient pas Raymond PRALES.
Son épouse, accompagnée de ses filles, a remercié tous ceux qui ont participé à la mise en place de ce mémorial et précisé que l’absence de Raymond était remarquée, mais il n’aurait jamais pu se libérer, tant il se sent bien entouré, dans le lieu de sa nouvelle existence.

Après la remise des prix qui a également récompensé ceux qui, jadis, ont participé à des compétitions en même temps que Raymond, les pilotes du jour ont reçu les congratulations d’usage, en présence de la Miss Deshaies qui a excellé dans son rôle d’ambassadrice de la commune.
 En fin de cérémonie, l’organisation avait une dernière surprise qui a laissé l’assistance bouche bée, quand elle a vu rentrer en scène deux couples de danseurs de salsa, afin d’honorer une fois de plus la mémoire de Raymond qui adorait la musique sud-américaine.  

 

 

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REMISE DES PRIX DU CHALLENGE RCI/ASA CARAÏB

Le 09 Décembre 2007

 La convivialité se trouvait être le mot clé de ce rassemblement initié par les membres du comité d’organisation de l’ASA CARAÏB. Ils souhaitaient que cette remise des prix soit une fête, après avoir rangé combinaisons, outils, chronos, seul le carnet de bord, sous forme de menu, pouvait permettre de pointer à la table des convives.

Dans une ambiance familiale, cet après-midi dominicale se déroulait dans l’espace verdoyant du jardin d’eau de Blonzac, qui avait une allure de parc fermé, avec tout le public qui gravissait autour.

 

A la fin du déjeuner champêtre, au cours duquel chacun s’est régalé, le clou de l’après-midi ne s’est pas fait attendre, tant les prix à distribuer étaient nombreux. Le président a donné son sentiment sur le caractère de la manifestation et a tenu à éclaircir un point, au sujet duquel on aurait tendance à persister pour ternir l’image de la compétition en Guadeloupe, qui a déjà soufflé ses trente bougies. Adoptant un ton solennel, il invitait tous ceux qui se cachaient, sous la pointe d’un stylo pour tenter de dénaturer la discipline, à venir saisir le micro et s’expliquer clairement devant l’assistance qui était toute ouïe et avide de découvrir le vrai visage de cet inconnu. Il est évident que le public est resté sur sa fin, parce que la personne en question n’était peut-être pas présente dans la foule. Cela n’a pas créé de fausses notes dans l’organisation, puisqu’après que l’assistance ait applaudi vigoureusement le président, la remise des prix a commencé.  

 

Une main innocente piochait dans une coupe pleine de petits tickets et tirait au sort les numéros de course qui permettaient aux pilotes de récupérer un prix en nature, offerts par des sponsors. Un autre pilote, répondant au nom de SHANNA, qui ne participe pas encore aux compétitions a été récompensé pour avoir accompagné ses parents Frédéric et Adeline, ainsi que ses Grands-parents, qui ont accepté de lui accorder sa première sortie.

 

Certainement par galanterie, le président a préféré faire honneur à celles qui sont assises dans un baquet et qui sont également actrice du spectacle à chaque épreuve ; il s’est agit de Frédérique MEDAS qui pilote une Peugeot 206 et de Maggy MODESTE qui remplace Jean-Louis SAINT-ANDRE dans le baquet de droite de la 306 Maxi de Toto BHIKI. Ensuite, les dix copilotes du sexe masculin ont été appelés, afin de recevoir une récompense pour prestation sportive rendu, au cours de la saison écoulée.

 

 

Entourés de leurs homologues, les trois copilotes leaders du classement se sont accroupis en respectant le sens du podium : Thierry ALTIS, Dominique PRADEL et Laurent BARBIS.

L’organisation a estimé que tous les gladiateurs de la compétition automobile étaient à féliciter, et ils se sont vu remettre une médaille pour leur sportivité.

 

Le moment le plus attendu était celui qui devait congratuler le haut du classement général qui sacrait les pilotes les plus réguliers de ce challenge. En tête de distribution on trouvait Olivier BADLOU, suivi d’Edmond BHIKI et Frantz PRADEL.

 

 

A l’issue de cette remise de prix où les boissons pétillantes ont arrosé tous ceux qui ont été émerveillés de ce moment de rassemblement du monde de l’automobile, une formation musicale a maintenu l’ambiance, en interprétant des mélodies connues qui ont entrainé tous les convives dans une démarche cadencée, même quand on n’était pas sur la piste, parmi ceux qui se laissaient aller au rythme de la musique.





 

 





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REMISE DES PRIX DU CHAMPIONNAT
  FRANCE-ANTILLES/SOGUAFI

 

Les organisateurs de l’ASAG ont invité les pilotes et copilotes à investir les jardins de la maison Départementale, dans la soirée du Samedi 8 Décembre, afin d’y recevoir les récompenses, à la suite d’une saison qui a connu son épilogue, à la fin du dernier rallye Karukéra, remporté par l’équipage BADLOU/ALTIS.
Le déroulement de la cérémonie a souffert d’un retard de quelques longues minutes, mais confortablement installée, l’assistance a religieusement écouté le mot du Président dont l’axe principal du monologue était la communication
qui devra perpétuer durant les saisons à venir. 
Comme pour une épreuve chronométrée, l’animateur de la soirée avait po
ur mission de faire un sprint à chacun des podiums qu’il présentait, dans le but de parvenir à rattraper le temps perdu, pour que la dégustation du cocktail se fasse sans provoquer d’ingestion.
Il est vrai que le plus beau podium a été celui où les NEGRE, père et fils, se sont congratulés, en se faisant la bise, sous les applaudissements de l’assistance. Stéphane, placé au milieu, symbolisait parfaitement sa position de leader.
Pour allonger le podium, des membres fondateurs de l’ASAG, en l’occurrence, Guy PLANTIER, Moïse ISIMAT-MIRIN, Georges GUILLOU, Max MENAPHRON, ont été invités à rejoindre les lauréats, afin que l’on voie la différence de fraîcheur qui existe entre les vainqueurs d’aujourd’hui et ceux d’hier. Ces derniers sont très fiers de l’ampleur que connaît, trois décennies après, la machine mise en place, grâce à leur courage et la ténacité qu’il a fallu avoir, pour garder le cap vers chacune des  lignes d’arrivée qui ont marqué la réussite de cette discipline sportive.

 

 

 


 
Le Challenge 206, remporté par David BARRIERE a récompensé le podium complété de Cédric TEL et Jérôme COLAS.

 

 

 


 

 

Les Trois meilleurs copilotes ont    également érigé le podium, avec       Ludovic CHARNEAU sur          haute marche.

 

 

 


Sans un beau gâteau, la fête n’aurait pas été réussie. Son apparence, marquant le poids des ans de l’association, n’avait aucune commune mesure avec son goût raffiné, digne d’un gâteau de circonstance. 

 

 



L’expérience s’acquiert avec l’âge et Stéphane aurait envie de brûler les étapes, en écoutant attentivement les conseils des plus âgés, qui ont fait corps avec la mécanique, les courbes de puissance et les régimes moteur.

 

 

 

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RALLYE KARUKERA
les 27 et 28 Octobre 2007

Les services de la météorologie avaient annoncé un temps maussade et la réalité n’a pas démenti. Pendant toute la première étape du Samedi, qui comptait 6 épreuves chronométrées, les trombes d’eau n’ont pas cessé de perturber le bon déroulement de la compétition, comme pour bénir cette 20è édition. Ce climat désastreux n’a pas découragé les irréductibles qui se sont armés d’imperméables et parapluies pour venir applaudir et encourager  ceux qui faisaient le spectacle, qui a été à la hauteur des conditions atmosphériques.

Le passage sur les deux premiers secteurs chronométrés s’est effectué en file indienne, à cause de neutralisation. En début d’après-midi, une compétition de marche sur la nationale, pendant vingt-huit heures d’endurance, empruntait le circuit en sens inverse. Cette manifestation a d’abords retardé les équipages au pointage du premier parc d’assistance, ce qui faussait le temps imparti par les autorités préfectorales, pour disputer l’ES1, La Rose/Bergette. Dans l’’ES2, Pliane/Blanchard, les Gr N étaient lâchés et donc les spectateurs commençaient à être satisfaits, lorsqu’un aquaplaning conduisait l’équipage BUCHHOLZER/LERONDEAU a traversé un monticule de  terre, sur le bas-côté, et s’immobiliser juste après, la même flaque d’eau déroutait MOUTOUSSAMY/DE BOISROLLIN dont le véhicule stoppait derrière le précédent. Arrive ensuite la C2 de VILMEN/NAZARIN qui arrêtait sa course en tapant les deux autres et tentait de repartir, mais le mécanisme d’une roue étant endommagé imposait l’abandon de ce véhicule. Les équipages de la FIESTA et de la  206 RC, qui étaient déjà à l’attaque, passaient, en ébranlant le lot de trois voitures, dans l’incapacité de se mouvoir, et poursuivaient leur progression dans le rallye. La Mitsubishi embarquant LOUIS/KANCEL a été également victime de la flaque d’eau, qui l’a dirigé vers un poteau qui a été sectionné, sous la violence du choc, et en tombant, abîmait la carrosserie de la Clio de MOUTOUSSAMY/DE BOISRILLIN. L’organisation fait donc appel à la dépanneuse et était obligée de neutraliser cette ES2, privant les autres bolides d’entamer leur rallye.  

L’ES3, Chazeau/Coma, Permettait  de parcourir, de bout en bout, un secteur chronométré et donnait ainsi l’opportunité de mesurer les capacités de chaque équipage sous la pluie, qui ne s’est jamais arrêté de tomber. L’équipage BADLOU/ALTIS sur SUBARU WRC s’imposait en 5’52’’, devançant NEGRE/BARBIS 6’08’’, BHIKI/MODETTE 6’10’’, PARDO/CHARNEAU 6’19’’, NEGRE/LEFI 6’24’’.

 L’ES4, La Rose/Bergette, que le rallye ne devait peut-être pas officier, a été neutralisé toujours pour des questions de sécurité de riverains, réunis à l’occasion d’une veillée mortuaire, située dans une habitation, sur le circuit de la compétition.

 L’ES5, Pliane/Blanchard, qui était l’avant dernière épreuve de la première étape, redonnait aux équipages le goût à la compétition. Toujours pluvieux, le temps laissait une  chaussée gorgée d’eau avec laquelle les véhicules devaient compter pour parvenir à établir les performances qui les classait, selon les catégories. BADLOU/ALTIS récidivait en 8’’45’’ et devançait BHIKI/MODETTE de 22’’, PARDO/CHARNEAU 23’’, PARDO/REIMONENQ  26’’, NEGRE/BARBIS 33’’. BARRIERE/ALEXIS tenait déjà le haut du classement du challenge 206, en gardant TEL/LUTIN à distance.

 Au terme de l’ES6, Chazeau/Coma, dernière manche de la première étape, on s’apercevait que la SUBARU WRC de BADLOU/ALTIS passait bien entre les flaques et les rigoles d’eau, puisque la pluie était toujours au rendez-vous et ne semblait pas donner de répit. L’équipage PARDO/CHARNEAU était comme un poisson dans l’eau, tant la pluie ne le gênait pas, il établissait 6’17’’, soit 17’’ de plus que la SUBARU, 1’’ de mieux que BHIKI/MODETTE et 4’’ de mieux que NEGRE/BARBIS. A la fin de cette première étape, POUVIN et sa 206 RC se tiennent dans le top six, surveillé de près par NINOU/CHEENNE sur Mitsubishi Lancer évo 6.

En rentrant au parc fermé, PARDO/CHARNEAU comptabilisait un retard de 1’07’’ sur BADLOU/ALTIS. NEGRE/BARBIS 1’10’’, BHIKI/MODETTE 1’18’’, NEGRE/LEFI 1’44’’. LUDOMIR/GUSTAVE DIT DUFLO qui avait une sérieuse option sur la plus haute marche du podium, a été victimes d’ennuis qui le ramène à 3’09’’ de retard.

 Le lendemain, le temps présentait une clémence que l’on n’attendait pas et qui avait peine à croire. Les équipages hésitaient à chausser les « pneus moulés », craignant un sursaut du mauvais temps. Mais il y avait trois spéciales à faire avant de revenir au parc d’assistance, il fallait donc prendre une décision et la bonne. Dans la grande majorité les véhicules ont roulé en « moulé », et c’était le mieux à faire, puisque le temps restait masqué, mais la pluie s’est retenue, durant toute la durée de la seconde étape.
Seules 16 équipages
avaient le droit de repartir le dimanche matin. Certains ont été victimes de panne, d’autres ont été surpris lorsque la réglementation a du être appliquée. C’est le cas de MOUTOUSSAMY/DE BOISROLLIN qui, lors de leur déboire dans l’ES3, a pointé au-delà des 15 mn, c’est une mise hors course. LOUIS/KANCEL a été contraint de mettre en conformité l’utilisation de la portière endommagée, au cours de l’incident, toujours dans l’ES3. La précision du timing ne lui a pas accordé de tolérance, malgré la diligence de l’assistance.

L’équipage NEGRE/BARBIS était d’attaque dans l’ES7, Durivage/moreau, et affichait le deuxième chrono, en 5’49, soit 5’’ de plus que BADLOU/ALTIS et 5’’ de mieux que BHIKI/MODETTE et PARDO/CHARNEAU. La 206 RC de POUVIN avait distancé PARDO/REIMONENQ que l’on trouvait en bas du classement, pointant à près de 13mn après le leader, à cause d’une crevaison qui pénalisera tout espoir de remontée.
En milieu de classement on trouvait Henri NEGRE et Robert LUDOMIR copilotés par les sœurs GUSTAVE dit DUFLO, mais en bas DERIEMEONT/BELTOU et GERAN/VITALIS conservent une régularité qui ne les propulse pas à un autre rang.

 La fougue anime cette étape du Dimanche matin qui semble moins contraignante que la veille, grâce à une chaussée plus praticable et des pneus qui rassurent les équipages dans le pilotage de leur véhicule. A la vue des résultats de l’ES8, Lamarre/Douville, on s’aperçoit nettement que les plus téméraires retrouvent les automatismes, c’est le cas de l’équipage de la 206 RC et celui de la Clio R3 qui passent la ligne d’arrivée, dans le même temps, 3’55’’, récupérant ainsi 1’’ sur la 306 KIT CAR et la SUBARU. Ils relèguent la MITSUBISHI évo 9 au cinquième rang de la spéciale, à 3’’. Dans Le challenge 206, TEL/LUTIN réalise le même chrono que les NEGRE, Henri et Pierre, et parviennent à retrancher 1’’ au capital temps de BARRIERE/ALEXIS. L’équipage COLAS/ALLANI se maintient dans son rang et s’accroche sans décrocher, à mettre en évidence l’école de la terre. Il gratifie le public d’un spectacle, à chaque fois que cela leur est possible. Les filles du challenge, dans leur 206 XS, font une course à un rythme sécurisant, pour terminer le rallye, ce qui est valorisant pour un équipage. En revanche, la Clio de Robert LUDOMIR qui a déjà perdu les ailes avant, refuse les injonctions de l’équipage qui veut à tout prix figurer au classement définitif. Le plus déçu a été l’équipage qui avait la ferme impression que leur Clio aurait tenu jusqu’au bout, ne présentant aucune faiblesse, tout au long de la première étape ; au milieu de la spéciale une transmission a cédé.

 Apparemment blessé dans son orgueil et contraint d’adopter une autre stratégie pour la suite de la compétition, l’équipage NEGRE/BARBIS tient à dominer la pression qui favorisait une remontée de l’équipage de la Clio R3. Les occupants de la SUBARU préférant gérer en préservant la mécanique, ont ouvert la porte, et les jeunes loups se bousculent pour pointer leur nez en haut du classement de l’ES9, Vallerat/Grands Fonds. Les résultats ne se sont pas fait attendre, à l’examen du classement, la Mitsu évo 9, bien que particulièrement laborieuse à la sortie de certaines épingles, s’est imposée en devançant la Clio R3 de 4’’, la 306 kit car de 7’’, la SUBARU de 9’’, la 206 RC de 14’’. La Fiesta de PARDO/REIMONENQ donnait des frissons dans le public qui appréciait la détermination de l’équipage, tentant de limiter la casse. Dans le même élan, on constatait que TEL/LUTIN ne démordait pas et pointait à 1’’ avant la BMW de NEGRE/GUSTAVE dit DUFLO et reprenait 5’’ à son principal rival, BARRIERE/ALEXIS.

 Le soleil ne revenait toujours pas, mais les conditions de pilotage sur la route asséchée rythmaient la prestation des équipages qui prenait de plus en plus goût terminer ce rallye. En limitant sa gestion de la course, BADLOU/ALTIS remettait une couche, afin de rester dans la cadence et s’imposait dans l’ES10, Durivage/Moreau, reprenant ainsi 1’’ à NEGRE/BARBIS, qui semblait déterminé à monter sur la seconde marche du podium de ce rallye, 3’’ à BHIKI/MODETTE, 9’’ à PARDO/CHARNEAU, 17’’ à NEGRE/LEFI, 20’’ à NINOU/CHEENNE, 22’’ à NEGRE/GUSTAVE dit DUFLO. La Fiesta de PARDO soustrayait 21’’ en pointant d’autant à l’arrivée, devant la 206 RC de POUVIN.

 

Comme résignés, les équipages réalisaient des chronos identiques, dans l’ES11, Lamarre/Douville. C’était le cas de BHIKI/MODETTE et BADLOU/ALTIS qui réalisaient 3’47’’, ainsi que NEGRE/BARBIS et PARDO/CHARNEAU 3’49’’. En revanche, Vincent PARDO pointait en cinquième position, devançant Henri NEGRE  et Jean-Michel POUVIN de 1’’ et Philippe NINOU de 8’’.

 L’ultime effort, dans l’ES12, Vallerat/Grands Fonds, a permis de terminer en panache. L’équipage PARDO/CHARNEAU passe la dernière ligne d’arrivée après 5’20’’ de concentration, reléguant BHIKI/MODETTE  à 7’’, NEGRE/BARBIS à 9’’, BADLOU/ALTIS à 13’’, Jean-Michel POUVIN et Vincent PARDO respectivement 21 et 23’’ .  BARRIERE et TEL, au volant de leur 206 XS, ne parviennent pas à se départager et pointent tous les deux à 6’04’’.

 L’ensemble du VIP Racing qui craignait de ne pas pouvoir participer à ce 20è rallye Karukéra est d’autant plus ravi que la SUBARU ait été fiable, tout au long de la compétition, permettant à Olivier BADLOU et Thierry ALTIS de la mener sur la plus haute marche du podium.

   
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COURSE DE COTE DE BORROMEE
le 30 septembre 2007

Cette édition de la course de côte de Borromée a été marquée par l’absence de Olivier BADLOU. Le public informé, ne savait pas si une sanction lui avait été infligée ou si un ennui mécanique privait le pilote d’une participation pour laquelle il avait ses chances de prouver sa forme. La vérité est machiavélique : pour se frayer un chemin en direction du podium, un licencié, qui abuse des avantages de son activité professionnelle pour tenter d’exceller dans ses hobbies et  pratiques sportives, s’est rabaissé en adressant un courrier à la Fédération, dont les termes insistent sur le fait qu’une WRC lui fait de l’ombre, en participant aux courses de côtes régionales. Il est vrai que depuis le début de la saison, le pilote du « VIP racing » avait été informé des nouveaux textes qui prévoyaient d’exclure sa SUBARU aux compétitions régionales. Vu la situation géographique de l’île, le nombre restreint de participants, à chacune des compétitions et l’engouement du public d’admirer les prestations de la SUBARU WRC, l’application de cette clause administrative demeurait tolérante. Mais face à cette délation, la FFSA ne peut que sévir, ignorant la tournure que réserve l’expéditeur du courrier ; attendu que la FIA n’hésiterait pas à intervenir et trancher sévèrement.
En conséquence, l’ASA organisatrice a préféré refuser la participation de BADLOU, pour des questions de couverture d’assurances, afin de mieux négocier, si cela est possible, la réintégration de ce véhicule spectaculaire, dont la prestation ravie de plaisir, toute l’assistance qui n’a cessé de s’interroger.
Le délateur a délibérément entrepris cette action et en effectuera d’autres, jusqu’à être le seul participant à une compétition qu’il n’est pourtant pas certain de gagner. Il n’est pas donné à tout le monde d’être un compétiteur aguerri, et parvenir à la victoire.

 La compétition en elle même s’est bien déroulée, si ce n’est la pluie qui  a fait une apparition et refroidi tout le monde. Les pilotes ont été privés de performance pendant la première montée de classement, la chaussée étant noyée, comme l’a été le circuit de F1 au Japon, pendant tout le grand prix qui s’y est déroulé, la nuit dernière.

 Toutefois, le début de la compétition a donné le ton de ce que serait la journée, puisque la pluie ne s’étant pas encore imposée, sept pilotes ont amorcés en signant des temps en dessous de la minute : Robert LUDOMIR 59’’79, Edmond BHIKI 56’’71, Jean-Pierre VILMEN 58’’32, Frédéric PARDO 59’’60, Frantz PRADEL 56’’91, Pierre NEGRE 55’’28, Thierry LEBRAZIDEC 57’’35. Au sein du challenge 206, David BARRIERE a été le plus rapide en 1’06’’35.

 

Au cours de la Série suivante, les nuages leur donnaient toujours l’opportunité de peaufiner leurs marques, avant l’entame des choses sérieuses. Là encore, les mêmes montures parvenaient à récidiver et pointer en dessous de la minute, en incluant Stéphane NEGRE qui améliorait de plus de 4 secondes et affichait 57’’07. Alain OCTAVIE réduisait son temps de 4’’73, en franchissant la ligne d’arrivée en 1’03’’74. L’ensemble des pilotes avaient revu à la baisse le temps de grimpette de cette côte. Le plus rapide était Thierry LEBRAZIDEC, au volant de sa monoplace, propulsée par un moteur Honda VTEC de 2 litres de cylindrée, qui l’imposait à couper la ligne en 53’’54.

 Mais… Mais la pluie avait averti de sa venue et n’a pas manqué son rendez-vous. A l’orée des montées de classement, l’eau ruisselait sur la chaussée, tous les repères pris s’avéraient obsolètes ; les pilotes ayant négligé les pneus pluie, se sont vus totalement désavantagés.  Les deux monoplaces, celles de LEBRAZIDEC et OCTAVIE, n’ont pas pris part à cette douche assurée. Deux pilotes seulement ont conduit leur bolide en  s’interdisant la minute, il s’agit de Edmond BHIKI, aux commandes de sa 306 kit car revue et corrigée, en 59’’11 et Pierre NEGRE qui a fait corps avec son Escort Cosworth, en 57’’96. Tous les autres avaient la minute comme base, le mauvais temps ayant augmenté les chronos dans une moyenne de 6’’5.

 La pluie fut intense, mais après avoir bien détrempé le circuit, s’arrêtait pour permettre que les engagés poursuivent une journée sportive, comme on les aime. Evidemment, les pilotes retrouvaient leurs automatismes, les performances réactivaient le chronométrage. Les passages les plus spectaculaires et applaudis ont été ceux effectués par Cédric TEL, tout à fait en glisse, ainsi que la C2 super 1600 de Jean-Pierre VILMEN qui, pour ses premiers kilomètres, enthousiasme le public. Sébastien BEILLEVERT signait son meilleur chrono en 1’06’’71, même opération pour Jean-Michel POUVIN, en 1’01’’43, David ZENON qui avait quelques petits ennuis d’embrayage effectuait 1’05’’11, Michel MOUTOUSSAMY 1’04’’71, Christophe ARTIERE 1’03’’11, Thierry LEBRAZIDEC 55’’87, Alain OCTAVIE 1’01’’31, Pierre NEGRE 54’’73.

 

A la dernière tentative, chacun avait droit de penser que gravir la pente une ultime fois, devrait être la bonne pour se placer devant le concurrent le plus gênant dans sa catégorie. C’était le cas de Henri NEGRE qui a supplanté Robert LUDOMIR de 18 centièmes, en se positionnant en dessous de la minute, en 59’’38. Jean/Pierre VILMEN continuait à s’appliquer et imposait un 57’’07. En 1’06’’63, Grégory BUCHHOLZER régulier, réglait le challenge 206, en 1’05’’89. Vincent PARDO fini en 1’03’’19, alors qu’aux essais il établissait 7 centièmes de mieux. Frantz PRADEL faisait encore un effort, toujours pour éviter l’assaut final de la Gr N de Stéphane NEGRE, et pointait avec 37 centièmes d’avance. La Clio R3 de Frédéric PARDO a également attendu le dernier effort pour s’affirmer en 58’’95. Même s’il se réserve pour le prochain rallye, 56’’19 c’est le meilleur chrono de Edmond BHIKI qui a retrouvé les sensations.      

 Suspicion ou hasard, les officiels ont effectué la pesée des véhicules de Edmond BHIKI, Frantz PRADEL, Stéphane et Pierre NEGRE. Après ouverture du capot moteur des deux derniers, il s’est avéré qu’aucune anomalie n’a été détectée. Il s’en est suivi la proclamation des résultats qui n’avait subi aucune modification, quant aux performances respectives de chacun compétiteur. 



 

 

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COURSE DE CÔTE DE BANANIER
le 16 septembre 2007

Après deux années de répit, l’ASA caraïb a organisé la course de côte de Bananier, au grand plaisir des riverains qui ont accueilli la manifestation, avec beaucoup de courtoisie. Le revêtement refait, les pilotes avaient donc de nouveau repères qui devaient logiquement résulter d’une amélioration du chrono, pour la majorité des engagés.
Les membres de l’organisation tenaient à marquer la douloureuse disparition de Raymond PRALES qui a fait les beaux jours de la compétition automobile. Pour cela, il a été remis à chacun des pilotes, au cours du briefing, un ruban de couleur noire, afin que celui-ci soit accroché sur la partie supérieure de la combinaison.

Le circuit neuf, la température adéquat permettaient de s’exprimer, avec des bolides bien chaussés. La seule monoplace, pilotée par Alain OCTAVIE, entamait la journée de compétition et parvenait à la ligne d’arrivée après 1’27’’98. Toutefois, le temps de référence était de 1’07’’48 que Pierre NEGRE avait réalisé en 2004, devançant Olivier BADLOU de deux centièmes de seconde.

Les deux montées d’essai étaient dominées par les mêmes pilotes qui voulaient d’ores et déjà montrer leurs prétentions, l’un sur sa même monture en quatre roues motrices, l’autre qui est passé de la Xsara à une SUBARU. La grande majorité des véhicules a  commencé le spectacle dans une valse habituelle en améliorant les chronos, à la veille des montées de classement. Une monture ne pouvait plus prétendre à être classé, quittant le peloton, à l’issue des essais, à cause de signes de faiblesse ; la BMW de Henri NEGRE, dont le témoin de température s’affolait, a été contrainte à l’abandon après  vérification de son équipe d’assistance.

Les 23 bolides restant voulaient tous poursuivre la compétition, mais cette fois le plus mauvais chrono, en 1’33’’75 était à l’actif de Olivier BADLOU qui a connu des ennuis de palette de changement de vitesses. L’électronique qui gère cette commande refuse toute trace d’humidité, qu’une rapide intervention a solutionnée. En revanche, en tête de classement, Pierre NEGRE pointait en 1’06’’25, Stéphane NEGRE en 1’08’’43, Frantz PRADEL en 1’08’’83. Au cours de cette montée, certains pilotes signaient déjà leur meilleurs temps de la journée : Joseph LUDOMIR 1’25’’65, Patrick GERAN 1’17’’50, Patrice BAZILE 1’10’’17 et Pierre NEGRE.          

 La révélation était le retour de Jean-Pierre VILMEN, au volant d’une Citroën C2 super 1600 qui n’est pas encore bien prise en main, mais avec des prétentions assurées qui se préciseront au fur et à mesure des kilomètres parcourus. Il s’améliorait depuis le début de la compétition et réalisait 1’10’’72 à la deuxième montée de classement. En haut du classement, les temps s’égalaient, puisque BADLOU aux commandes de sa SUBARU, qui n’a pas eu d’autres problèmes, affichait le même chrono que Pierre NEGRE, 1’06’’25. Mais un relâchement faisait pointer la Ford Cosworth en 1’06’’46. A ce moment de la compétition, ces deux pilotes étaient ex-æquo. Si cela ne devait pas changer, les textes prévoient que l’on se reporte au classement des montées d’essai pour déclarer vainqueur celui qui aura été le plus rapide.

Entretemps, Alain OCTAVIE réalisait son meilleur temps en 1’18’’32, Sony SYTADIN 1’20’’36, Olivier DEVIN 1’27’’46 Vincent PARDO 1’18’’23, Stéphane NEGRE 1’08’’29, David BARRIERE 1’’19’’71, Frantz PRADEL 1’07’’93, Christophe ARTIERE 1’’19’’46.

 Pour tous la bagarre sportive n’était pas terminée, la clémence de la météo laissait beaucoup d’espoir de réduire le temps de parcours sur ce circuit de Bananier. C’est ainsi que Fredy CORVO dans un sursaut pointait en 1’26’’01, André LABRU réalisait son meilleur chrono en 1’30’’29, Marc ROCHE 1’19’’09, La seule femme du peloton, Frédérique MEDAS, tout en progression arrivait après 1’’27’’62 de course folle. Grégory BUCHHOLZER 1’20’’52, Jean-Pierre VILMEN 1’09’’94, Jean-Michel POUVIN, en double monte, 1’’20’’, Patrice DERIEMONT 1’16’’86, Fréderic PARDO 1’13’’41, Olivier ROMUALD 1’12’’83. Mais le public attendait le verdict final de ce combat qui opposait les deux gladiateurs de la journée. Olivier BADLOU avait confirmé et réduisait son temps de promenade à 1’05’’93, ce qui représentait la meilleure performance. Sur la ligne de départ, nul ne savait ce qui se passait dans la tête de Pierre NEGRE, qui était concentré et n’attendait que le moment du départ pour tenter de contrer la suprématie qui lui était imposée. Il s’est élancé en arrachant l’asphalte, comme à son habitude, et faisait un parcours presque sans faute, mais pointait en 1’06’’38, passant le flambeau à Olivier qui désirait pleinement cette victoire, en guise de cadeau d’anniversaire.

 

                     

 

   

 


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RALLYE DES GRANDS FONDS
22-23-24 JUIN 2007


Pour sa 24ème  édition, la renommée de cette épreuve phare du championnat n’a pas changée, son caractère cassant s’est confirmé par les 8 abandons, et les 18 équipages qui ont franchi la ligne de d’arrivée sont toujours les plus valeureux et prennent une option sérieuse pour l’issue du championnat.

Au parc fermé du Vendredi, en début de soirée, les vérifications ont été quelque peu houleuses, lorsque les commissaires techniques, opérant d’habitude dans l’hexagone, ont exigé une application stricte de la réglementation. Il n’a jamais été question de défaut au sujet de la sécurité, mais de la conformité de certains éléments qui n’ont pas droit d’exister sur les véhicules incriminés. Pour exemple, David PALMONT n’aurait pas dû monter sur une Ford Escort GR N tout le système de freinage d’une Ford Sierra GR A. Pierre NEGRE devrait s’attendre à être pris en défaut pour un manchon de turbo, depuis suffisamment longtemps compromettant. Quant à Stéphane NEGRE, on lui a reproché d’être muni d’un aileron AR qui ne répond pas au norme de sa Mitsu GR N, ainsi que les disques de frein ventilés qui ne sont admis que sur les GR A et de la fixation d’une barre qui semble attester la promotion en GR A.

Au départ le Samedi, L’absence la plus remarquée était celle de la SUBARU de l’équipage du VIP Racing, privé de sa boîte de vitesses retenu au fret à l’aéroport d’Orly, paralysé par un mouvement social, minimisant tous les embarquements en soute, ne privilégiant que les médicaments et le périssable. La venue des invités de la caraïbe, qui garantissaient un spectacle, notamment en évoluant sur les spéciales Terre de CELCOURT/MARLY, a été annulée à cause d’un retard de décision, dont la réponse est intervenue après que le transporteur maritime ait quitté le port de Port of Spain à Trinidad.

Le premier à subir la loi des Grands Fonds a été l’équipage PALMONT/DAGNET, tributaire d’ennuis de transmission, avant d’atteindre la première zone d’assistance de sortie de parc.

Au cours de la première Spéciale, les spectateurs, qui avaient vu évoluer toute la horde de bolides, ont été surpris du rythme qu’imprimait l’équipage de la 306 kit car piloté par Edmond BHIKI. On entendait des commentaires qui disaient qu’il voulait d’emblée faire la différence, que les autres devaient compter avec lui, et d’autres plus sereins affirmaient que le but est d’arrivée entier pour connaître la victoire. Ceux-là avaient raison, puisque une courbe n’a pas accepté la fougue de l’équipage qui a fait les frais de cette témérité, en quittant spectaculairement la route, ce qui s’est soldé par une luxation de l’épaule gauche du pilote, sans compter l’état désastreux du véhicule. Le plus important c’est que les vies soient sauves. On a remarqué également l’abandon de DERIEMEONT/GUERRIERO, dont la SEAT a connu des ennuis de pompe à essence.

Sur la ligne d’arrivée, l’équipage NEGRE/LEFI affichait 4’21’’, PRADEL/PRADEL et NEGRE/BARBIS 4’23’’. Les choses sérieuses commençaient pour certains puisque 13’’ séparaient déjà l’équipage PARDO/CHARNEAU, sur Clio R3, de BAZILE/ROTH sur Clio Super 1600 qui pointait à 4’44’’.

A l’issue de l’ES2, deux équipages ne parvenaient pas à joindre l’arrivée, ABENAQUI/DUFLO  sur Clio, pour être sortie de la route et pulvérisé le véhicule, alors qu’il avait le onzième meilleur temps (5’01’’) et ROMUALD/ADELAIDE, embarqué dans une Mitsubishi Lancer évo 6 qui avait été chronométré en neuvième position en 4’49’’, dans la spéciale précédente.

Les 8,500 km Grands-Fonds/Vallerat ont été couvert en 5’05 par NEGRE/BARBIS, reléguant PRADEL/PRADEL à 3’’, PARDO/CHARNEAU à 4’’, NEGRE/LEFI à 9’’ et la 206 RC de J/Michel POUVIN à 10’’.

A cette édition 2007, des équipages qui n’avaient jamais connus le désarroi ont touché du doigt la frustration de l’abandon. En pleine évolution dans l’ES3, le capot moteur, de la 106 embarquant l’équipage LUDOMIR/HUYGUES DES ETAGES, aidé par le vent, s’est levé, a étoilé le pare-brise et contraint à l’arrêt immédiat.  POUVIN, au volant de sa 206 RC, dans une prestation dont on connaît la précision, a été trop sur le fil et n’a pas poursuivi l’effort en tapant violemment sur le côté gauche de la chaussée, renvoyant le véhicule, comme une balle, se garer de l’autre côté, avec les stigmates d’une collision sans gravité. Plus de peur que de mal, mais les réparations sont d’usage. A l’arrivée des 8 km de spéciale, on retrouvait l’équipage NEGRE/BARBIS qui récidivait en étant le plus rapide, en 4’47’’, PRADEL/PRADEL 4’48’’, NEGRE/LEFI 4’’49’’. Déjà, la bagarre entre TEL/LUTIN et BARRIERRE/ALEXIS, qui avait changé de copilote avec le même nom, était engagée. On retrouvait les équipages de milieu de classement, aux positions habituelles : PARDO/REIMONENQ – LUDOMIR/GUSTAVE – GERAN/ANGOSTON – LOUIS/KANCEL.

 

Au cours de l’ES4, cette première étape prenait une autre physionomie, l’équipage NEGRE/BARBIS qui avait pris le commandement de la compétition s’est vu ralentir sur crevaison, faisant fondre son avance et pointer avec 1’08’’ de retard sur NEGRE/LEFI qui faisait le scratch en 4’46’’, suivi de PRADEL/PRADEL 4’48’’, PARDO/CHARNEAU 4’50’’, NEGRE/GUSTAVE 4’55’’ et LUDOMIR/GUSTAVE 4’59’’.       

La neutralisation de l’ES5 refroidissait l’élan des concurrents et les conduisait au départ de l’ES6, au cours de laquelle les rampes de phares étaient obligatoires. Certains n’en avaient pas vu l’utilité mais n’avaient pas la visibilité indispensable en compétition. C’est ainsi que le plus rapide a été PARDO/CHARNEAU en 6’00’’, précédant PRADEL/PRADEL de 3’’, NEGRE/LEFI de 7’’, NEGRE/BARBIS de 9’’, BAZILE/ROTH de 17’’.

 L’ES7 étant également neutralisée, l’organisation attendait les équipages au parc fermé, avant de proclamer les résultats de la première étape qui classait, dans l’ordre :

1-PRADEL/PRADEL, 2-NEGRE/LEFI, 3-PARDO/CHARNEAU, 4-NEGRE/BARBIS,
5-NEGRE/GUSTAVE, 6-PARDO/REIMONENQ.

La deuxième étape du Dimanche semblait sourire à l’équipage PRADEL/PRADEL qui sentait venir une victoire, d’autant qu’une pesée des véhicules pénalisait d’une minute l’équipage NEGRE/LEFI dont la Ford Escort n’était pas au poids, de moins 8 kg.

Comme pour manifester son désir, le pilote de la Mégane confirmait par une attaque, très tôt le matin, en s’imposant dans l’ES8, explosant le chrono de la veille, en 4’42’’, soit 5’’ de mieux. L’équipage engrangeait 3’’ de plus sur NEGRE/BARBIS et NEGRE/LEFI, 7’’ sur PARDO/CHARNEAU et 18’’ sur PARDO/REIMONENQ dont la Fiesta semblait plus apprivoisée et permettait de garder le contact avec les plus affûtés. Dans le challenge 206, BARIERRE/ALEXIS prenait sérieusement les choses en main, en distançant son principal concurrent. Les autres COLAS/ALLANI, BUCHHOLZER/LERONDEAU, MEDAS/ANDRE.

 A l’arrivée de l’ES9, NEGRE/LEFI et PRADEL/PRADEL ont fait jeu égal, en pointant à 5’02’’, repoussant NEGRE/BARBIS à 1’’, PARDO/CHARNEAU à 4’’, BAZILE/ROTH à 16’’. L’équipage MEDAS/ANDRE établissait le meilleur temps au sein du challenge 206, en signant le 8ème  temps scratch à 25’’ du premier.  Dans la deuxième moitié du classement, on retrouve CHAILLY/CHAILLY ROCHE/SYTADINZENON/CLEMENTMONTOUT/NADIR et COLAS/ALLANI, ayant perdu son pare-choc avant, arrivait avec 4’’ de retard.

 

 

L’ES10 a modifié la régularité de certains équipages, comme MONTOUT/NADIR qui s’est trouvé à l’aise au passage dans Château-Gaillard /Cocoyer, en signant le 15é meilleur chrono, en revanche, LOUIS/KANCEL, qui toujours régulier, se présentait en dernière position, avec un retard de 3’25’’, il en a été de même pour NEGRE/LEFI, à la Huitième place, à 29’’ de la Mitsubishi évo 9 qui a eu le meilleur temps, devançant la Mégane de 2’’. La Clio R3 prenait la troisième place, à 11’’, la Clio super 1600 à 16’’ et la Clio de LUDOMIR/GUSTAVE à 19’’. Notons l’excellent neuvième chrono de GERAN/ANGOSTON aux commandes d’une Clio Williams dont la BV a accordé un rallye de bout en bout.

Le dernier passage dans Pliane /Barot, l’ES11, donnait des ailes à PRADEL/PRADEL qui tenait toujours à empocher son premier Rallye des Grands-Fonds. Il fait le forcing en ajoutant à son crédit une huitaine de secondes supplémentaires, précédant NEGRE/BARBIS qui réalisait 4’48’’. Suivent NEGRE/LEFI 4’49’’, PARDO/CHARNEAU 4’50’’, BAZILE/ROTH 4’53’’ et LUDOMIR/GUSTAVE 5’01’’. L’équipage MONTOUT/NADIR n’a pas passé la ligne d’arrivée, à cause d’une crevaison qui a pénalisé la suite de sa compétition.

La Mégane, La Mitsu évo 9 et la Ford Cosworth jouent au chat et à la souris, mais quand PRADEL/PRADEL ne fait pas le scratch, il est en embuscade à la seconde place, afin de contrôler tout ce qui se passe en tête de course. L’ES12 a été réglé par NEGRE/BARBIS qui retranche 1’’ au capital des occupants de la Mégane kit car. PARDO/CHARNEAU accroché au pare-choc des plus rapides, ne les laisse pas échapper et concède 5’’, NEGRE/LEFI 6’’, BAZILE/ROTH 14’’ et PARDO/REIMONENQ 17’’. Précisons qu’au sein du challenge 206, BARRIERE/ALEXIS poursuit sa domination, en s’octroyant presque toutes les spéciales.

Au Fil des passages, on admirait la persévérance de l’équipage ZENON/CLEMENT, dont la Clio RS n’a jamais été performante, n’utilisant que deux ou trois cylindres. Le comble a été d’être victime d’une crevaison et d’en être pénalisé, parce qu’aucune aide de l’assistance n’est plus possible. Des minutes se sont égrenées, lorsque le pilote et sa copilote sont parvenus courageusement à reprendre le cours du rallye.

A l’issue des 6,900 km de l’ES13, Château-Gaillard/Cocoyer, PRADEL/PRADEL accroît son avance à l’approche des spéciales terres qui seront dominées par les quatre roues motrices. Avec 3’39, l’équipage de la Mégane kit car s’éloigne encore de 5’’ de NEGRE/BARBIS, 11’’ de NEGRE/LEFI, 12’’ de PARDO/CHARNEAU, 19’’ de BAZILE/ROTH et LUDOMIR/GUSTAVE, 21’’ de NEGRE/GUSTAVE, 25’’ de PARDO/REIMONENQ, 36’’ de GERAN/ANGOSTON,

Si la portion terre de l’ES14 crée une appréhension chez certains équipages, le public est toujours demandeur, malgré la densité du nuage de poussière que déploie chaque véhicule. Le moment est intense à l’approche et au passage des bolides, dont quelques-uns sont admirablement contrôlés, avec des dérapages qui font frissonner un public en attente de sensations fortes.

 

 

Au premier passage, NEGRE/BARBIS  et NEGRE/LEFI ont été ex-æquo, en 1’40’’, PARDO/CHARNEAU réalisait 1’43’’, PARDO/REIMONENQ 1’44’’, TEL/LUTIN 1’51’’, CHAILLY/CHAILLY et PRADEL/PRADEL 1’53’’, BAZILE/ROTH et LUDOMIR/GUSTAVE 1’54’’, GERAN/ANGOSTON et NEGRE/GUSTAVE 1’57’’.

 

 

L’ES15 qui reconduit le même exercice que la spéciale précédente, favorise les plus expérimentés de la conduite sur terre, qui ne sont pas éloignés de la tête du classement, à refaire leur retard, voire améliorer leur position.

Au deuxième passage, NEGRE/BARBIS devançait tout ses concurrents et distançait PARDO/REIMONENQ de 5’’, NEGRE/LEFI et PARDO/CHARNEAU de 6’’, LUDOMIR/GUSTAVE de 13’’, TEL/LUTIN de 14’’, PRADEL/PRADEL de 15’’, BAZILE/ROTH de 16’’, BARRIERE/ALEXIS de 17’’, ROCHE/SYTADIN de 19’’.

L’ES16 étant neutralisée, la direction de course conviait les équipages à se rendre au parc fermé où, à la proclamation des résultats, le tandem PRADEL/PRADEL a été sacré vainqueur de Rallye des Grands-Fonds 2007.

 

 

 

 

 

 

 

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RALLYE DE GOYAVE 18/20 mai 2007

 
Ce rallye, orchestré par l’ASA Caraïb, a tenu toutes ses promesses dans son organisation, qui n’a connu qu’une faille relative à l’inconscience d’un écervelé remontant le circuit en sens inverse, privant les spectateurs de la dernière scène du spectacle. Le pilote fou s’est trouvé nez à nez avec un véhicule de la gendarmerie, qu’il a embouti. Cet accident a occasionné un réel temps mort, déconcentrant les pilotes qui ont accepté d’annuler l’ultime épreuve spéciale. 

A la sortie du parc fermé qui se tenait dans l’enceinte de la concession CAMA RENAULT, les véhicules étaient conduits sur la ligne de départ de la première spéciale dénommée « Carrère-Blonzac », à couvrir trois fois, en alternance avec « Boissec-Christophe ». Après les véhicules zéro et double zéro, l’équipage ABENAQUI donnait le coup d’envoi de la compétition et traversait, en tête de peloton, le circuit que 24 autres bolides ont emprunté pour établir un chrono. Sur un circuit sec, avec la canicule qui sévissait, tous se sont donné à cœur joie pour être le plus performant possible. Le plus rapide a été l’équipage BHIKI/St-ANDRE qui couvert les 3900 mètres en 2’30’’, BADLOU/ALTIS suivait à 1’’, NEGRE/LUTIN et PRADEL/PRADEL pointaient en 2’36’’, l’équipage martiniquais sur Toyota celica GT four SORBET/PERION se précipitait en 2’38’’.

 A l’issu de l’ES2, BHIKI/St-ANDRE et BADLOU/ALTIS récidivaient dans la même seconde, 2’’46’’, mais le troisième équipage se faisait déjà connaître, PRADEL/PRADEL à 3’, la Mitsu de NEGRE/BARBIS se faufilait à la quatrième place en 2’50’’, PARDO/CHARNEAU suivait en 2’52’’, NEGRE/LUTIN perdait trois place, en 2’54’’,  la 206 RC de POUVIN en 2’55’’, repoussant SORBET/PERION à la huitième position, en 2’56’’. Gregory BUCHHOLZER terminait en 6’13’’, soit à 3’26’’ du premier.

 L’ES3 a été fatale pour l’équipage PARDO/REMONENQ dont la Fiesta n’a peut-être pas apprécié la fougue dans les courbes. A la sortie de Juston, le véhicule arrivait bien placé pour négocier le virage à 90°, le moteur a calé, à la seconde où le pilote écrasait l’accélérateur pour relancer sa monture, dans une position acrobatique. Le public attendait la suite du mouvement, mais à l’appel du copilote, certains ont accouru et poussé la Fiesta en espérant qu’elle redémarrerait. Garé en toute sécurité, on constatait que la compétition était finie pour cet équipage, le tendeur de la courroie de distribution ayant lâché.

Les choses changeaient en tête de course, puisque BADLOU/ALTIS affichait 2’28’’, en imposant 4’’ à BHIKI/St-ANDRE et PRADEL/PRADEL, 5’’ à NEGRE/LUTIN, 8’’ à NEGRE/BARBIS et SORBET/PERION. En milieu de classement la bagarre était âpre entre TEL et BARRIERE, au volant de leur 206 du challenge, on remarquait la régularité de Michel MOUTOUSSAMY, de Patrick GERAN, David ZENON  et Patrice DERIEMEONT.

 A l’arrivée de L’ES4 on constatait deux autres abandons : l’équipage conduit par David PALMONT, au volant de la Ford Cosworth et la Clio de Patrick GERAN, malgré un moteur neuf. Stéphane et Pierre NEGRE semblaient se relayer à la quatrième place pour que personne ne vienne l’occuper. Quant à BADLOU/ALTIS la position de leader leur était favorable, en passant la ligne d’arrivée en 2’43’’. BHIKI/St-ANDRE gardait à distance PRADEL/PRADEL à qui il infligeait 2’ de plus. ABENAQUI, CHAILLY et Joseph LUDOMIR fermaient la marche des deux dernières spéciales, alors que Philippe NINOU et Robert LUDOMIR jouaient au chat et à la souris pour le top ten.

 Les 3,9 km de l’ES5 révélaient une rivalité entre PARDO/CHARNEAU sur Clio R3 et SORBET/PERION, à l’avantage de l’équipage martiniquais, dont la TOYOTA avait un excellent comportement dans les courbes. Une autre SUBARU venue de l’île sœur, pilotée par Eugène CHARLERY, dans le Gr A, conservait une régularité en deuxième moitié du classement, handicapée par une fuite de collecteur d’échappement. On a vu la 206 de BUCHHOLZER s’intercaler entre BARRIERE et TEL, arbitré par MOUTOUSSAMY.

 

 

 Comme la précédente spéciale, l’ES6, ultime épreuve du Samedi, trouvait toujours l’équipage BADLOU/ALTIS en tête du rallye, en rajoutant une autre seconde d’avance. Les deux autres équipages qui formaient le podium étaient encore aux mêmes positions. PARDO/CHARNEAU réalisait le quatrième temps, repoussant Stéphane et Pierre NEGRE, respectivement en 5è et 6è rang.

 Le Dimanche matin, deux différentes épreuves spéciales étaient à sillonner chacune trois fois (Routa/Papin et Tivoli/Grosse-Montagne).  Les hostilités n’ont pas eu de round d’observation, l’équipage de la SUBARU WRC a accentué son avance de 2’’ en pointant en 4’09’’. NEGRE/BARBIS arrivait  1’’ après BHIKI/St-ANDRE, PRADEL/PRADEL franchissait la ligne en 4’14’’, distançant NEGRE/LUTIN de 3’’. L’arrivée de cette ES7 ressemblait à classement partiel. On retrouvait les équipages conduit par Frédéric PARDO, Camille SORBET, Jean-Michel POUVIN, Robert LUDOMIR, Philippe NINOU, Michel MOUTOUSSAMY, David BARRIERE et Cédric TEL à la même position, respectivement entre 6è et 13è. Yann SAINT-ANDRE classé 14è au volant de sa 205 GTI ne se trouvait plus dans le classement à cette arrivée.

 Une surprise surgissait au pointage de l’ES8, NEGRE/BARBIS suivait à 4’’ BADLOU/ALTIS en 3’58’’ et devançait BHIKI/St-ANDRE de 3’’. NEGRE/LUTIN établissait le quatrième chrono et PRADEL/PRADEL le cinquième. Le milieu du classement était occupé par un BUCHHOLZER très irrégulier mais véritablement incisif et spectaculaire dans les virages. Deux des équipages du GWAD ont quitté le peloton. Michel MOTOUSSAMY, qui s’améliore de plus en plus, a été encore victime de sa boîte de vitesses, mais est d’ores et déjà soulagé grâce aux promesses de réparations faites par Pineau Prépa. Quant à Philippe NINOU et son copilote, ça a été une violente sortie de route, à cause d’une erreur de note. Cela les a conduits au CHU, d’où ils sont ressortis dans la  même matinée. Philippe précise que c’était véritablement spectaculaire et quelque peu difficile à vivre en direct.

En pleine attaque, dans l’ES9, Cédric TEL réduisait la horde à 18, en tapant un ponceau et obligeant sa 206 à stopper à cause du côté droit du train avant qui n’était plus dans l’axe. Pourtant il était applaudi à chacun de ses passages, tant l’équipage était fougueux. La SUBARU WRC conservait sa première place et cette fois c’était NEGRE/LUTIN  qui venait s’intercaler en imposant le troisième chrono à BHIKI/St-ANDRE. Par rapport à la veille, PARDO/CHARNEAU tenait tête à l’équipage SORBET/PERION. Le nombre de pilotes diminuait et les moins rapides se rapprochaient de la tête du classement grâce à une régularité dont ils ont fait preuve tout au long de l’épreuve.  

Cette compétition n’est pourtant pas réputée cassante, mais à l’ES10, le huitième équipage à quitter la course est Patrick BLONDIN et son copilote, à bord de leur 306 qui semblait avoir d’autres aptitudes, au regard de ses performances limitées à la course de côte des Mamelles. Les chronométreurs accordaient un temps identique à trois équipages : BADLOU/ALTIS, NEGRE/BARBIS, BHIKI/St-ANDRE. PRADEL/PRADEL  pointait à 1’’, NEGRE/LUTIN à 3’’, PARDO/CHARNEAU à 10’’, la 206 RC de POUVIN à 16’’. Les frères LUDOMIR fermaient la marche, Joseph devant Robert.

 A la fin de l’ES11, 17 véhicules avaient franchi la ligne d’arrivée de ce rallye de Goyave 2007. La dernière spéciale ayant été annulée à cause d’un accident sans gravité mettant face à face un véhicule de la gendarmerie et une voiture d’un particulier nostalgique de cette compétition et parfaitement informé des règles de sécurité. BHIKI/St-ANDRE donnait l’impression d’avoir baissé les bras et NEGRE/BARBIS se classait juste derrière BADLOU/ALTIS qui réalisait 4’09’’, PRADEL/PRADEL prenait la troisième place et NEGRE/LUTIN la cinquième. L’équipage de la SUBARU Gr A clôturait le classement de cette onzième épreuve chronométrée et a failli à une régularité maintenue pendant tout le rallye.

Un comportement d’antisportif a caractérisé un mouvement de colère de Joseph LUDOMIR, à l’issu de la remise des prix. Aujourd’hui, sa réaction est compréhensible, après que l’on ait appris que sur certains secteurs le chronométrage a été d’une imprécision malveillante.

 

                  

        Coupe offerte par le VIP Racing
        à l’équipage SORBET/PERION

 

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COURSE DE COTE DES MAMELLES

13 Mai 2007
 

Pour la 24è fois l’ASAG organisait la compétition qui a initié les courses mécaniques en Guadeloupe. Une fois encore, elle permettait aux pilotes inscrits de s’exprimer en gravissant à cinq reprises la côte des Mamelles, afin de déterminer lequel d’entre eux était le plus rapide. Une fois de plus, il s’avérait que quelques centièmes de seconde séparaient les deux premiers.

 Parmi la horde de véhicules, il y avait une monoplace, venue de la Martinique, pilotée par Thierry LE BRAZIDEC. En application du règlement, cette catégorie de véhicule a droit à une montée supplémentaire, pour une reprise en main du pilote qui n’a pas la possibilité d’une utilisation régulière de son bolide.

 Le défilé des voitures commençait, pour le grand plaisir des spectateurs massés sur le circuit, et après Joseph LUDOMIR et Freddy CORVO, démarrait un certain Olivier BADLOU au volant d’une SAXO F2000 gracieusement prêtée par Frédéric PARDO, conscient des problèmes de boîte qui pénalisent le pilote du VIP racing. Celui-ci inscrivait 1’57’’34, meilleur temps pendant toute la première partie de la montée d’essai. Mais les choses changeaient, lorsque les plus affutés s’élançaient sur le circuit, puisque Stéphane NEGRE avec sa Mitsu évo9 pointait en 1’55’’42, la CLIO R3 de Frédéric PARDO en 1’56’’70, la monoplace de Thierry LE BREZIDEC en 1’54’’04, Pierre NEGRE en 1’’49’’65 et Edmond BHIKI en 1’49’’47.  

Au cours de la deuxième montée d’essai, on notait un abandon, celui de Michel MOUTOUSSAMY, qui avait établi un chrono de 2’35’’83, dont le moteur de la CLIO avait fumé au niveau du radiateur, très tôt le matin Il a semblé connaître des problèmes de boîte de vitesses qui contraignaient à épargner la mécanique. Le météo très peu masquée et un soleil omniprésent facilitait la progression des montures poussant les pilotes à améliorer les performances à leur rythme respectif. Robert LUDOMIR conduisait sa CLIO, en prenant soin de ne pas se faire dominer par BADLOU qui avait été plus rapide que lui en première montée. Dans le challenge 206, les TEL, COLAS, BUCHHOLZER étaient tenus en haleine par David BARRIERE qui était déjà en 2’08’’39, Philippe NINOU, au volant de la CLIO du GWAD, ne semblait pas très à l’aise et perdait une vingtaine de secondes, par rapport à son chrono précédent. Si la majorité des pilotes raccourcissait leur traversée sur le circuit, Jean-Michel POUVIN pointait en 1’58’’56, Henri NEGRE en 1’56’’98, Olivier BADLOU en 1’55’’25, Robert LUDOMIR en 1’54’’70, Stéphane NEGRE en 1’53’’73, Thierry LE BRAZIDEC en 1’51’’26, Edmond BHIKI en 1’48’’37, le temps de la Ford Escort Cosworth est absent du classement de la montée, la direction de course ayant refusé la venue de Pierre NEGRE, en retard sur la ligne de départ.

 La première montée de classement obligeait chacun à rentrer plus profondément dans la course, en demandant un autre niveau de concentration. Patrice BLONDIN, avec un trou très gênant à l’accélération de sa 306, ne pouvait pleinement exploiter son véhicule, mais parvenait à une amélioration au fur et à mesure. En revanche, Vincent PARDO dont le moteur de sa Fiesta répondait à ses pressions sur le champignon, ne lui donnait les résultats escomptés, à cause de la dimension des roues limitant le  développement, donc les performances. Patrice DERIEMONT ne décollait pas de la ligne de départ, sa SEAT réclamant plus d’attention de son technicien. Fabrice ABENAQUI passait la ligne d’arrivée, après une longue promenade de 3’11’’50. En haut du classement on retrouvait toujours BHIKI qui réalisait 1’47’’89, NEGRE 1’48’’40 et LE BRAZIDEC 1’52’’70.

 Dans la Deuxième montée de l’après-midi, le doyen Anselme MONTOUT réalisait son meilleur chrono qui allait le classer au 16è rang du classement final. André LABRU parvenait à son allure la plus rapide, en stoppant le chrono à 2’20’’76, Patrick GERAN 2’02’’99, Jean-Baptiste LOUIS 1’59’’66, ABENAQUI se rattrapait et réparait sa contre performance en étant plus véloce avec un temps de 2’ 09’’79. Une fuite d’huile du boîtier de direction de la SAXO pilotée par BADLOU ralentissait ses efforts et le faisait pointer en 2’00’’40. NINOU passait en dessous de la minute, en 1’59’’07. Pierre NEGRE affichait ses prétentions en prenant la tête de la compétition en 1’47’’62, le pilote de la 3O6 maxi s’étant relâché.

 

 

Le dernier effort de la journée a été une promenade de santé pour la majorité des engagés qui ne sont pas parvenus à être plus incisifs, afin de gravir une place dans le classement. Pour Olivier BADLOU, cela n’ét