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COURSE de Côte de DOLE 2008
 MEMORIAL Roland PRADEL
14 Septembre 2008

 

Concurrents et public ont quitté le circuit de Dolé sur une note d’inachevé, n’ayant pas pu vivre le spectacle, jusqu’au bout. Il est vrai que les mesures de sécurité étaient maximales, pour la reprise de la traditionnelle de la course de Côte de Dolé, à cause de l’accident fatale de l’édition 2005. Le fait rare que la compétition atteigne 17 heures et pour qu’elle soit interrompue, pourrait être la faute de la gendarmerie qui s’est présentée à passé 10h30, alors que le public massé attendait un spectacle qui devait commencer une demi-heure plus tôt, avec 33 pilotes dont 6 doubles-monte.

La chaussée trempée le matin, présageait une journée arrosée, mais le soleil a dominé, afin de favoriser une adhérence des pneumatiques, durant toute la compétition.
Comme de coutume, en course de côte, les monoplaces ont la priorité de rouler les premiers sur le circuit, manière de se faire la main et prendre des repères. Malheureusement pour le véhicule deLEBRAZIDEC, le moteur de sa monoplace faisait des caprices qui lui ont obligé de libérer la ligne de départ, les accélérations ne lui permettant de décoller de la ligne de départ. Les deux autres, Serge BARIERRE et Patrick BAISLEAU, en double-monte avec Frédéric PARDO, ont pris la température du circuit, avant de laisser la place à la 106 de Freddy CORVO qui entamait la longue liste des pilotes à se succéder, pendant les cinq montées de la journée ; ce dernier franchissait la ligne d’arrivée après 1’20’’68 d’ascension, tandis que le plus rapide de cette première montée d’essai, Frédéric PARDO, a pointé en 1’04’’82. Ludovic KANCEL qui était à son coup d’essai a été privé de montée, à cause de sa voiture également capricieuse, lui laissant encore plus de temps pour se concentrer.

N’ont pas pris part à la seconde montée d’essai, Frédérique MEDAS, la seule femme du peloton et Olivier BADELOU, qui était en double-monte avec Jean-Baptiste LOUIS, très régulier, au volant de sa Mitsubishi Lancer évo6. Pour la majorité des autres, les performances avaient meilleures allures, sauf pour la Golf de Marc ROCHE, la Clio de Michel MOUTOUSSAMY, la Mitsu de Philippe NINOU, Steeve MELANGE, qui était à sa première compétition, Ludovic KANCEL qui se jaugeait à 1’12’’03 et Thierry LEBRAZIDEC ayant pris ses marques à 1’06’’55. Les deux pilotes à être descendus en 1’03’’, en considérant l’allure imprimée, ont été Frédéric PARDO, en 1’03’’68, devançant Stéphane NEGRE de huit centièmes. Edmond BHIKI, en 1’04’’31, prenait 35 centièmes d’avance sur Frantz PRADEL. Jean-Pierre VILMEN, en 1’05’’30, tenait Pierre NEGRE en respect, à 12 centièmes d’écart.

Après quarante cinq minutes de pause, la compétition véritable commençait, par la première montée de classement, afin de découvrir le plus rapide de cette 20e édition de Dolé. Déjà, la monoplace piloté par PARDO conservait la tête, en passant de 1’04’’82 à 1’03’’68. Le moins rapide a été Steeve MELANGE qui  réalisait 1’28’’30, précédé de la 306 pilotée par Elie VITALIS, passant du siège de droite à celui du chauffeur, en 1’19’’28. Comme David BARIERRE, en 1’10’’39, il affichait son meilleur chrono de la journée, ainsi que Christophe ARTIERE, au volant de sa BMW, en 1’12’’71, Stéphane NEGRE, 1’04’’14, Thierry LEBRAZIDEC, 1’05’’93, Olivier BADLOU, 1’07’’56, qui s’octroyait dans le même temps la tête du Gr N.  Frédéric PARDO continuait à tenir les rennes de la compétition, en 1’01’’58, se trouvant être le meilleur chrono de la journée, que quiconque n’a eu la possibilité de contester, sur le tarmac.

La seconde Montée de classement s’est effectuée dans la foulée, la chaussée était toujours aussi brûlante et les spectateurs, même souffrant de la chaleur qui sévissait, désirait apprécier le spectacle qui devait suivre, à cause de la ténacité de Frédéric PARDO. On entendait que le réveil n’est pas loin, en faisant allusion à la Mégane kit car, la 306 Maxi et à la Ford Escort Cosworth…et pourtant !
Freddy CORVO s’est appliqué en accélérant sa 106 et a pointé en 1’16’’85, Marc ROCHE qui sait parler à sa Golf, a fait la grimpette en 1’12’’85, André LABRU qui avait sacrifié la première montée de classement, se faisait chronométrer à 1’23’’65, Félix CROSS, le revenant, qui adore Dolé, en 1’11’’62, Dominique CHRISTOPHE 1’13’’96, Joseph LUDOMIR, toujours désireux d’exploiter à fond sa 206, en 1’10’’93, Jean-Michel POUVIN, sans cesse à l’attaque, en 1’08’’66, s’installait en tête du Gr F2000, Patrick BAISLEAU, fasciné par le comportement de sa monoplace, 1’06’’95, Patrick GERAN, comme un métronome, 1’09’’15, Michel MOUTOUSSAMY, également régulier, 1’13’’68, Vincent PARDO, dont les spectateurs s’interrogent sur la nature de sa boîte de vitesses, 1’08’’76, Patrice BAZILE, d’abord inquiété pour une dimension béante de bride de turbo, a su garder son calme, en 1’08’’05, Jean-Baptiste LOUIS, celui dont les chronos ont été en progression à chacune des montées 1’10’’10, Pierre NEGRE, qui n’a pas cherché la victoire, au profit de sa double-monte, 1’04’’48, Philippe NINOU, déçu de n’avoir pas fait ce qu’il espérait, 1’04’’93, Steeve MELANGE qui en a pris goût et vu comment cela se passe de l’intérieur, 1’22’’19, Cédric TEL, revenu avec sa 106 plus aguerri et disposé à jouer les trouble-fêtes, 1’13’’22, Edmond BHIKI, qui a cherché une fois encore à faire la différence, en empochant les points du Gr A, avec 1’03’’39, Frantz PRADEL, désabusé, lorsque le collège des commissaires a décidé d’annuler la dernière vague, alors qu’il s’était attelé à effacer 40 centièmes, 1’03’’79, Frédéric MEDAS, l’honorable femme, défendant seule sa cause, au milieu de ces messieurs, 1’22’’82, Ludovic KANCEL a révélé des aptitudes de coéquipier, aussi valable, à gauche qu’à droite, en 1’09’’61, Nicolas PEROUMALKAN que l’on a confondu avec d’autres pilotes, tant ses passages étaient fougueux, 1’10’’18, Oleg BACCOVITCH, qui revient avec une Porsche Carrera RS immatriculée à Dakar, dont la puissance d’origine fait rêver, pointait en 1’10’’42 et s’emparait des points du Gr GT, Serge BARIERRE, qui espérait faire encore mieux dans la dernière ascension, 1’04’’69. Le meilleur chrono était encore détenu par le même PARDO,quoique concédant 90 centièmes à sa précédente montée.

La troisième montée a épuisé seulement les deux tiers de la liste des engagés ; 17h ont sonnés et la gendarmerie, réitérant la précision militaire, a demandé de stopper la compétition, alors qu’il restait encore neuf véhicules, en file d’attente. Certains de ceux qui étaient au-delà de la ligne d’arrivée pour la dernière fois, avaient amélioré leur performance et les autres, au seuil de la ligne de départ, se demandaient comment faire pour que les organisateurs annulent la dernière montée qui a été tronquée, ce qui éviterait de pénaliser le tiers des pilotes qui n’a pas pu tenter sa chance, une ultime fois. Les discussions ont trainé en longueur, la soirée s’est progressivement avancée, le public et certains pilotes avaient renoncé à espérer la remise des prix, que les dirigeants de l’ASA Caraïb ont reportée au Mercredi soir. Cela a permis que tout soit correctement recalculé, parce que, logiquement, le classement de cette compétition ne peut être comptabilisé, que sur les deux premières montées de l’après-midi.

A contrario, l’interruption de cette compétition a évidemment été bénéfique à certains, difficilement acceptable pour onze autres, qui ont eu l’opportunité d’améliorer leur chrono et donc avoir fourni des efforts pour rien ou alors, faire le spectacle pour une assistance massive. Le pilote du Gwad, Frantz PRADEL, a fait un parcours sans faute et franchissait la ligne d’arrivée en 1’03’’28, il supplantait ainsi Edmond BHIKI et sa 306 Maxi, de 11 centièmes. Il en est de même pour le pilote du team EL TORO, Vincent PARDO, qui, dans une saine bagarre avec Jean-Michel POUVIN, réalisait 1’08’’64, se trouvant plus rapide que la SAXO F2000 de 2 centièmes. Pour les neuf autres, toute amélioration est significative, Patrice DERIEMONT, dans un coup de cravache finissait en 1’12’’28. André LABRU qui ne semblait pas très en forme, s’est obligé en 1’19’’94. Dominique CHRISTOPHE a diminué son temps de parcours sur le circuit de plus de 5’’, en pointant à la dernière en 1’13’’81. Joseph LUDOMIR s’est craché dans les mains pour parvenir en haut en 1’09’’35. Michel MOUTOUSSAMY est resté dans la même seconde, mais est arrivé en 1’13’’44. Jean-Baptiste LOUIS n’a pas cessé de revoir son temps de parcours à la baisse, jusqu’à 1’09’’81. Steeve MELANGE voulait se prouver qu’il était capable et passait la ligne en 1’21’’49. Cédric TEL qui faisait une séance d’essais grandeur nature a persévéré pour s’offrir un temps de 1’12’’62. Comme tous les autres, Jean-Pierre VILMEN a réalisé son meilleur chrono, dans cette montée, en 1’04’’83.



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