Après deux années de répit, l’ASA caraïb a organisé la course de côte de Bananier, au grand plaisir des riverains qui ont accueilli la manifestation, avec beaucoup de courtoisie. Le revêtement refait, les pilotes avaient donc de nouveau repères qui devaient logiquement résulter d’une amélioration du chrono, pour la majorité des engagés.
Les membres de l’ organisation tenaient à marquer la douloureuse disparition de Raymond PRALES qui a fait les beaux jours de la compétition automobile. Pour cela, il a été remis à chacun des pilotes, au cours du briefing, un ruban de couleur noire, afin que celui-ci soit accroché sur la partie supérieure de la combinaison.
Le circuit neuf, la température adéquat permettaient de s’exprimer, avec des bolides bien ch aussés. La seule monoplace, pilotée par Alain OCTAVIE, entamait la journée de compétition et parvenait à la ligne d’arrivée après 1’27’’98. Toutefois, le temps de référence était de 1’07’’48 que Pierre NEGRE avait réalisé en 2004, devançant Olivier BADLOU de deux centièmes de seconde.
Les deux montées d’essai étaient dominées par les mêmes pilotes qui voulaient d’ores et déjà montrer leurs prétentions, l’un sur sa même monture en quatre roues motrices, l’autre qui est passé de la Xsara à une SUBARU. La grande majorité des véhicules a commencé le spectacle dans une valse habituelle en améliorant les chronos, à la veille des montées de classement. Une monture ne pouvait plus prétendre à être classé, quittant le peloton, à l’issue des essais, à cause de signes de faiblesse ; la BMW de Henri NEGRE, dont le témoin de température s’affolait, a été contrainte à l’abandon après vérification de son équipe d’assistance.
Les 23
bolides restant voulaient tous poursuivre la compétition, mais cette
fois le plus mauvais chrono, en 1’33’’75 était à l’actif de Olivier
BADLOU qui a connu des ennuis de palette de changement de vitesses.
L’électronique qui gère cette commande refuse toute trace d’humidité,
qu’une rapide intervention a solutionnée. En revanche, en tête de
classement, Pierre NEGRE pointait en 1’06’’25, Stéphane NEGRE en 1’08’’43, Frantz PRADEL en 1’08’’83. Au cours de cette montée,
certains pilotes signaient déjà leur meilleurs temps de la journée : Joseph LUDOMIR 1’25’’65, Patrick GERAN 1’17’’50, Patrice
BAZILE 1’10’’17 et Pierre NEGRE.
La
révélation était le retour de Jean-Pierre VILMEN, au volant d’une
Citroën C2 super 1600 qui n’est pas encore bien prise en main, mais avec
des prétentions assurées qui se préciseront au fur et à mesure des
kilomètres parcourus. Il s’améliorait depuis le début de la compétition
et réalisait 1’10’’72 à la deuxième montée de classement. En haut du classement,
les temps s’égalaient, puisque BADLOU aux commandes de sa SUBARU, qui
n’a pas eu d’autres problèmes, affichait le même chrono que Pierre
NEGRE, 1’06’’25. Mais un relâchement faisait pointer la Ford
Cosworth en 1’06’’46. A ce moment de la compétition, ces deux pilotes
étaient ex-æquo. Si cela ne devait pas changer, les textes prévoient que
l’on se reporte au classement des montées d’essai pour déclarer
vainqueur celui qui aura été le plus rapide.
Entretemps, Alain OCTAVIE réalisait son meilleur temps en 1’18’’32, Sony SYTADIN 1’20’’36, Olivier DEVIN 1’27’’46 Vincent PARDO 1’18’’23, Stéphane
NEGRE 1’08’’29, David BARRIERE 1’’19’’71, Frantz PRADEL 1’07’’93, Christophe ARTIERE 1’’19’’46. 
Pour
tous la bagarre sportive n’était pas terminée, la clémence
de la météo laissait beaucoup d’espoir de réduire le temps de parcours sur ce
circuit de Bananier. C’est ainsi que Fredy CORVO dans un sursaut
pointait en 1’26’’01, André LABRU réalisait son meilleur chrono
en 1’30’’29, Marc ROCHE 1’19’’09, La seule femme du peloton, Frédérique MEDAS, tout en progression arrivait après 1’’27’’62 de
course folle. Grégory BUCHHOLZER 1’20’’52, Jean-Pierre VILMEN 1’09’’94, Jean-Michel POUVIN, en double monte, 1’’20’’, Patrice DERIEMONT 1’16’’86, Fréderic
PARDO 1’13’’41, Olivier ROMUALD 1’12’’83. Mais le public
attendait le verdict final de ce combat qui opposait les deux
gladiateurs de la journée. Olivier BADLOU avait confirmé et
réduisait son temps de promenade à 1’05’’93, ce qui représentait la
meilleure performance. Sur la ligne de départ, nul ne savait ce qui se
passait dans la tête de Pierre NEGRE, qui était concentré et
n’attendait que le moment du départ pour tenter de contrer la suprématie qui lui était
imposée. Il s’est élancé en arrachant l’asphalte, comme à son habitude,
et faisait un parcours presque sans faute, mais pointait en 1’06’’38,
passant le flambeau à Olivier qui désirait pleinement cette
victoire, en guise de cadeau d’anniversaire.




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