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RALLYE DES GRANDS FONDS
22-23-24 JUIN 2007


Pour sa 24ème  édition, la renommée de cette épreuve phare du championnat n’a pas changée, son caractère cassant s’est confirmé par les 8 abandons, et les 18 équipages qui ont franchi la ligne de d’arrivée sont toujours les plus valeureux et prennent une option sérieuse pour l’issue du championnat.

Au parc fermé du Vendredi, en début de soirée, les vérifications ont été quelque peu houleuses, lorsque les commissaires techniques, opérant d’habitude dans l’hexagone, ont exigé une application stricte de la réglementation. Il n’a jamais été question de défaut au sujet de la sécurité, mais de la conformité de certains éléments qui n’ont pas droit d’exister sur les véhicules incriminés. Pour exemple, David PALMONT n’aurait pas dû monter sur une Ford Escort GR N tout le système de freinage d’une Ford Sierra GR A. Pierre NEGRE devrait s’attendre à être pris en défaut pour un manchon de turbo, depuis suffisamment longtemps compromettant. Quant à Stéphane NEGRE, on lui a reproché d’être muni d’un aileron AR qui ne répond pas au norme de sa Mitsu GR N, ainsi que les disques de frein ventilés qui ne sont admis que sur les GR A et de la fixation d’une barre qui semble attester la promotion en GR A.

Au départ le Samedi, L’absence la plus remarquée était celle de la SUBARU de l’équipage du VIP Racing, privé de sa boîte de vitesses retenu au fret à l’aéroport d’Orly, paralysé par un mouvement social, minimisant tous les embarquements en soute, ne privilégiant que les médicaments et le périssable. La venue des invités de la caraïbe, qui garantissaient un spectacle, notamment en évoluant sur les spéciales Terre de CELCOURT/MARLY, a été annulée à cause d’un retard de décision, dont la réponse est intervenue après que le transporteur maritime ait quitté le port de Port of Spain à Trinidad.

Le premier à subir la loi des Grands Fonds a été l’équipage PALMONT/DAGNET, tributaire d’ennuis de transmission, avant d’atteindre la première zone d’assistance de sortie de parc.

Au cours de la première Spéciale, les spectateurs, qui avaient vu évoluer toute la horde de bolides, ont été surpris du rythme qu’imprimait l’équipage de la 306 kit car piloté par Edmond BHIKI. On entendait des commentaires qui disaient qu’il voulait d’emblée faire la différence, que les autres devaient compter avec lui, et d’autres plus sereins affirmaient que le but est d’arrivée entier pour connaître la victoire. Ceux-là avaient raison, puisque une courbe n’a pas accepté la fougue de l’équipage qui a fait les frais de cette témérité, en quittant spectaculairement la route, ce qui s’est soldé par une luxation de l’épaule gauche du pilote, sans compter l’état désastreux du véhicule. Le plus important c’est que les vies soient sauves. On a remarqué également l’abandon de DERIEMEONT/GUERRIERO, dont la SEAT a connu des ennuis de pompe à essence.

Sur la ligne d’arrivée, l’équipage NEGRE/LEFI affichait 4’21’’, PRADEL/PRADEL et NEGRE/BARBIS 4’23’’. Les choses sérieuses commençaient pour certains puisque 13’’ séparaient déjà l’équipage PARDO/CHARNEAU, sur Clio R3, de BAZILE/ROTH sur Clio Super 1600 qui pointait à 4’44’’.

A l’issue de l’ES2, deux équipages ne parvenaient pas à joindre l’arrivée, ABENAQUI/DUFLO  sur Clio, pour être sortie de la route et pulvérisé le véhicule, alors qu’il avait le onzième meilleur temps (5’01’’) et ROMUALD/ADELAIDE, embarqué dans une Mitsubishi Lancer évo 6 qui avait été chronométré en neuvième position en 4’49’’, dans la spéciale précédente.

Les 8,500 km Grands-Fonds/Vallerat ont été couvert en 5’05 par NEGRE/BARBIS, reléguant PRADEL/PRADEL à 3’’, PARDO/CHARNEAU à 4’’, NEGRE/LEFI à 9’’ et la 206 RC de J/Michel POUVIN à 10’’.

A cette édition 2007, des équipages qui n’avaient jamais connus le désarroi ont touché du doigt la frustration de l’abandon. En pleine évolution dans l’ES3, le capot moteur, de la 106 embarquant l’équipage LUDOMIR/HUYGUES DES ETAGES, aidé par le vent, s’est levé, a étoilé le pare-brise et contraint à l’arrêt immédiat.  POUVIN, au volant de sa 206 RC, dans une prestation dont on connaît la précision, a été trop sur le fil et n’a pas poursuivi l’effort en tapant violemment sur le côté gauche de la chaussée, renvoyant le véhicule, comme une balle, se garer de l’autre côté, avec les stigmates d’une collision sans gravité. Plus de peur que de mal, mais les réparations sont d’usage. A l’arrivée des 8 km de spéciale, on retrouvait l’équipage NEGRE/BARBIS qui récidivait en étant le plus rapide, en 4’47’’, PRADEL/PRADEL 4’48’’, NEGRE/LEFI 4’’49’’. Déjà, la bagarre entre TEL/LUTIN et BARRIERRE/ALEXIS, qui avait changé de copilote avec le même nom, était engagée. On retrouvait les équipages de milieu de classement, aux positions habituelles : PARDO/REIMONENQ – LUDOMIR/GUSTAVE – GERAN/ANGOSTON – LOUIS/KANCEL.

 

Au cours de l’ES4, cette première étape prenait une autre physionomie, l’équipage NEGRE/BARBIS qui avait pris le commandement de la compétition s’est vu ralentir sur crevaison, faisant fondre son avance et pointer avec 1’08’’ de retard sur NEGRE/LEFI qui faisait le scratch en 4’46’’, suivi de PRADEL/PRADEL 4’48’’, PARDO/CHARNEAU 4’50’’, NEGRE/GUSTAVE 4’55’’ et LUDOMIR/GUSTAVE 4’59’’.       

La neutralisation de l’ES5 refroidissait l’élan des concurrents et les conduisait au départ de l’ES6, au cours de laquelle les rampes de phares étaient obligatoires. Certains n’en avaient pas vu l’utilité mais n’avaient pas la visibilité indispensable en compétition. C’est ainsi que le plus rapide a été PARDO/CHARNEAU en 6’00’’, précédant PRADEL/PRADEL de 3’’, NEGRE/LEFI de 7’’, NEGRE/BARBIS de 9’’, BAZILE/ROTH de 17’’.

 L’ES7 étant également neutralisée, l’organisation attendait les équipages au parc fermé, avant de proclamer les résultats de la première étape qui classait, dans l’ordre :

1-PRADEL/PRADEL, 2-NEGRE/LEFI, 3-PARDO/CHARNEAU, 4-NEGRE/BARBIS,
5-NEGRE/GUSTAVE, 6-PARDO/REIMONENQ.

La deuxième étape du Dimanche semblait sourire à l’équipage PRADEL/PRADEL qui sentait venir une victoire, d’autant qu’une pesée des véhicules pénalisait d’une minute l’équipage NEGRE/LEFI dont la Ford Escort n’était pas au poids, de moins 8 kg.

Comme pour manifester son désir, le pilote de la Mégane confirmait par une attaque, très tôt le matin, en s’imposant dans l’ES8, explosant le chrono de la veille, en 4’42’’, soit 5’’ de mieux. L’équipage engrangeait 3’’ de plus sur NEGRE/BARBIS et NEGRE/LEFI, 7’’ sur PARDO/CHARNEAU et 18’’ sur PARDO/REIMONENQ dont la Fiesta semblait plus apprivoisée et permettait de garder le contact avec les plus affûtés. Dans le challenge 206, BARIERRE/ALEXIS prenait sérieusement les choses en main, en distançant son principal concurrent. Les autres COLAS/ALLANI, BUCHHOLZER/LERONDEAU, MEDAS/ANDRE.

 A l’arrivée de l’ES9, NEGRE/LEFI et PRADEL/PRADEL ont fait jeu égal, en pointant à 5’02’’, repoussant NEGRE/BARBIS à 1’’, PARDO/CHARNEAU à 4’’, BAZILE/ROTH à 16’’. L’équipage MEDAS/ANDRE établissait le meilleur temps au sein du challenge 206, en signant le 8ème  temps scratch à 25’’ du premier.  Dans la deuxième moitié du classement, on retrouve CHAILLY/CHAILLY ROCHE/SYTADINZENON/CLEMENTMONTOUT/NADIR et COLAS/ALLANI, ayant perdu son pare-choc avant, arrivait avec 4’’ de retard.

 

 

L’ES10 a modifié la régularité de certains équipages, comme MONTOUT/NADIR qui s’est trouvé à l’aise au passage dans Château-Gaillard /Cocoyer, en signant le 15é meilleur chrono, en revanche, LOUIS/KANCEL, qui toujours régulier, se présentait en dernière position, avec un retard de 3’25’’, il en a été de même pour NEGRE/LEFI, à la Huitième place, à 29’’ de la Mitsubishi évo 9 qui a eu le meilleur temps, devançant la Mégane de 2’’. La Clio R3 prenait la troisième place, à 11’’, la Clio super 1600 à 16’’ et la Clio de LUDOMIR/GUSTAVE à 19’’. Notons l’excellent neuvième chrono de GERAN/ANGOSTON aux commandes d’une Clio Williams dont la BV a accordé un rallye de bout en bout.

Le dernier passage dans Pliane /Barot, l’ES11, donnait des ailes à PRADEL/PRADEL qui tenait toujours à empocher son premier Rallye des Grands-Fonds. Il fait le forcing en ajoutant à son crédit une huitaine de secondes supplémentaires, précédant NEGRE/BARBIS qui réalisait 4’48’’. Suivent NEGRE/LEFI 4’49’’, PARDO/CHARNEAU 4’50’’, BAZILE/ROTH 4’53’’ et LUDOMIR/GUSTAVE 5’01’’. L’équipage MONTOUT/NADIR n’a pas passé la ligne d’arrivée, à cause d’une crevaison qui a pénalisé la suite de sa compétition.

La Mégane, La Mitsu évo 9 et la Ford Cosworth jouent au chat et à la souris, mais quand PRADEL/PRADEL ne fait pas le scratch, il est en embuscade à la seconde place, afin de contrôler tout ce qui se passe en tête de course. L’ES12 a été réglé par NEGRE/BARBIS qui retranche 1’’ au capital des occupants de la Mégane kit car. PARDO/CHARNEAU accroché au pare-choc des plus rapides, ne les laisse pas échapper et concède 5’’, NEGRE/LEFI 6’’, BAZILE/ROTH 14’’ et PARDO/REIMONENQ 17’’. Précisons qu’au sein du challenge 206, BARRIERE/ALEXIS poursuit sa domination, en s’octroyant presque toutes les spéciales.

Au Fil des passages, on admirait la persévérance de l’équipage ZENON/CLEMENT, dont la Clio RS n’a jamais été performante, n’utilisant que deux ou trois cylindres. Le comble a été d’être victime d’une crevaison et d’en être pénalisé, parce qu’aucune aide de l’assistance n’est plus possible. Des minutes se sont égrenées, lorsque le pilote et sa copilote sont parvenus courageusement à reprendre le cours du rallye.

A l’issue des 6,900 km de l’ES13, Château-Gaillard/Cocoyer, PRADEL/PRADEL accroît son avance à l’approche des spéciales terres qui seront dominées par les quatre roues motrices. Avec 3’39, l’équipage de la Mégane kit car s’éloigne encore de 5’’ de NEGRE/BARBIS, 11’’ de NEGRE/LEFI, 12’’ de PARDO/CHARNEAU, 19’’ de BAZILE/ROTH et LUDOMIR/GUSTAVE, 21’’ de NEGRE/GUSTAVE, 25’’ de PARDO/REIMONENQ, 36’’ de GERAN/ANGOSTON,

Si la portion terre de l’ES14 crée une appréhension chez certains équipages, le public est toujours demandeur, malgré la densité du nuage de poussière que déploie chaque véhicule. Le moment est intense à l’approche et au passage des bolides, dont quelques-uns sont admirablement contrôlés, avec des dérapages qui font frissonner un public en attente de sensations fortes.

 

 

Au premier passage, NEGRE/BARBIS  et NEGRE/LEFI ont été ex-æquo, en 1’40’’, PARDO/CHARNEAU réalisait 1’43’’, PARDO/REIMONENQ 1’44’’, TEL/LUTIN 1’51’’, CHAILLY/CHAILLY et PRADEL/PRADEL 1’53’’, BAZILE/ROTH et LUDOMIR/GUSTAVE 1’54’’, GERAN/ANGOSTON et NEGRE/GUSTAVE 1’57’’.

 

 

L’ES15 qui reconduit le même exercice que la spéciale précédente, favorise les plus expérimentés de la conduite sur terre, qui ne sont pas éloignés de la tête du classement, à refaire leur retard, voire améliorer leur position.

Au deuxième passage, NEGRE/BARBIS devançait tout ses concurrents et distançait PARDO/REIMONENQ de 5’’, NEGRE/LEFI et PARDO/CHARNEAU de 6’’, LUDOMIR/GUSTAVE de 13’’, TEL/LUTIN de 14’’, PRADEL/PRADEL de 15’’, BAZILE/ROTH de 16’’, BARRIERE/ALEXIS de 17’’, ROCHE/SYTADIN de 19’’.

L’ES16 étant neutralisée, la direction de course conviait les équipages à se rendre au parc fermé où, à la proclamation des résultats, le tandem PRADEL/PRADEL a été sacré vainqueur de Rallye des Grands-Fonds 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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