Course de Côte des MAMELLES
04 Mai 2008
La course de côte la plus ancienne et la plus prestigieuse organisée en Guadeloupe revenait sur la scène pour la 33ème année, dans une journée où le temps était incertain sur toute la Guadeloupe.
A l’heure du briefing, les officiels ont informé que la compétition aurait des difficultés à être lancée, tant que les spectateurs ne reverraient pas la façon de parquer leurs voitures. Cette fois les pilotes ont dû faire diligence et aller, en délégation, vers le public pour que l’organisation ne soit pas trop sévère avec les spectateurs qui s’étaient massés, très tôt, le long du parcours, sans tenir compte du danger pour eux et pour ceux qui font le spectacle.
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La mission des pilotes n’a pas été trop difficile et avec un peu de retard la première voiture était sur la ligne de départ.
Les deux monoplaces, l’une pilotée par Serge BARRIERE et l’autre par Thierry LEBRAZIDEC entamaient la compétition, en accomplissant une montée supplémentaire, du fait qu’ils n’ont pas la possibilité de rouler avec ce genre de véhicule, pour prendre leur marque, à l’image des autres compétiteurs.
A l’issue de la première montée, les officiels n’avaient pas pu enregistrer un seul chrono. Des problèmes de transmission entravaient une fois encore la communication des temps réalisés, désagrément qui pénalise toujours les pilotes, quant à la stratégie à adopter pour la suite de la course de côte. Bien heureusement, les choses se sont arrangées et les chronos de chacun permettaient de se baser sur les options à appliquer, au cours des montées de Classement.
Le meilleur temps réalisé aux essais a été celui de Stéphane NEGRE, en 1’48’’14, au volant de la FORD Escort Cosworth, taillée pour ce genre de course. Le deuxième temps a été à l’actif de Frantz PRADEL, sur Mégane kit car, en 1’50’’34 et le troisième, Edmond BIKHI, aux commandes de sa 306 kit car, en 1’50’’47.
A la première montée de classement, Serge BARRIERE, concentré dans sa monoplace, affichait 1’49’’44 et cela ne déstabilisait pas Philippe NINOU, en 1’49’’38, qui semblait vouloir frapper un grand coup, et encore moins Frantz PRADEL qui s’imposait en 1’48’’79. Un très laborieux démarrage du pilote de la Ford Cosworth ne lui permettait de franchir la ligne qu’en 1’52’’01. Dès le départ, Olivier BADLOU, inscrit au volant de la Saxo du team El Toro, se plaçait, afin de toujours garder la tête du groupe F2000 et réalisait 1’55’’99, contrôlant à distance la saxo de Jean-Michel POUVIN, ainsi que Joseph LUDOMIR embarqué dans sa 206 excellemment préparée et Philippe CHAILLY qui en avait sous la pédale.
Au cours de la deuxième montée, la 206 de Grégory BUCHHOLZER ne s’est pas présentée sur la ligne de départ, à cause d’un problème mécanique que l’on a essayé de résorber, malheureusement très tenace, le privant d’aucune amélioration de chrono. Freddy CORVO, au volant de sa 106, a inscrit son meilleur chrono dès la première montée de classement, en 2’23’’06, ainsi que David ZENON en 2’05’’65, Jean-Pierre VILMEN en 1’52’’32, Frédéric PARDO en 1’54’’87, Christophe ARTIERE en 2’11’’12, Pierre VILMEN en 2’06’’15
LEBRAZIDEC et BARRIERE n’ont pas été plus incisifs, le jeune pilote, Nicolas PEROUMALKAN, non plus ; ni la seule femme du plateau, Eloïse CAMPAN, Joseph LUDOMIR, Jean-Michel POUVIN et André LABRU.
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En revanche, cette seconde manche a été bénéfique pour sept pilotes qui ont été plus à l’aise, en milieu d’après-midi. André LABRU et sa 106 réalisait 2’19’’07, Olivier DEVIN s’est appliqué pour arriver en 2’08’’53, Patrice DERIEMEONT au volant de sa SEAT pointait en 1’59’’82, Jean-Baptiste LOUIS à bord de sa Mitsubishi Lancer 1’58’’61, La Fiesta de Vincent PARDO passait la ligne en 1’58’’22 et Stéphane NEGRE qui a amélioré son démarrage affichait 1’47’’17, se propulsant, d’ores et déjà, en tête du classement.
A la dernière montée, tous les pilotes ont tenté de faire encore mieux, pour avoir l’opportunité d’être parmi les trois meilleurs dans leur groupe et classe. Certains ont fourni un effort vain, alors que d’autres ont trouvé les justes trajectoires qui ont permis d’abaisser le temps de traversée du circuit. C’était le cas de treize d’entre eux qui n’avaient pas encore été au bout de leur possibilité.
Laurent BEAUVARLET qui revenait avec une 309 GTI réalisait 2’14’’43, Eloïse CAMPAN 2’19’’10, Nicolas PEROUMALKAN 2’12’’26, Jérôme COLAS 2’06’’72, Joseph LUDOMIR 1’59’’90, Philippe CHAILLY 1’59’’61, Jean-Michel POUVIN 1’58’’67, Olivier BADLOU remportait le Gr F2000 en 1’55’’61, Thierry LEBRAZIDEC, 1’50’’70, Serge BARRIERE 1’50’’47, Edmond BIKHI arrivait au pied du podium, en 1’49’’10. Philippe NINOU qui dans un effort que personne ne pensait faisable, a changé l’ordre du podium en se positionnant à la seconde place, en 1’48’’59, alors que Frantz PRADEL, en 1’48’’69, se voyait déjà installé derrière Stéphane NEGRE.
Le suspens de la journée était dans tous les groupes et a fait oublier que la pluie n’a apparu que très brièvement sur le site des mamelles. Ce n’est que lorsque les aficionados ont quitté la montagne, qu’ils ont pris la mesure de la clémence du temps qui a régné pendant la durée de la course de côte et, à contrario, de la quantité d’eau qui a trempé certaines autres localités. En évitant ce coin de l’île, que la pluie ne refuse jamais d’arroser, Cela a permis de passer une excellente journée de compétition et d’afficher des chronos performants qui n’auraient pas été possibles, si la pluie avait envahi, cette portion de la montagne. |