Pour la 24è fois l’ASAG organisait la compétition qui a initié les courses mécanique s en
Guadeloupe. Une fois encore, elle permettait aux pilotes inscrits de
s’exprimer en gravissant à cinq reprises la côte des Mamelles,
afin de déterminer lequel d’entre eux était le plus rapide. Une fois
de plus, il s’avérait que quelques centièmes de seconde séparaient
les deux premiers.
Parmi la horde de véhicules, il y avait
une monoplace, venue de la Martinique, pilotée par Thierry LE
BRAZIDEC. En application du règlement, cette catégorie de
véhicule a droit à une montée supplémentaire, pour une reprise en
main du pilote qui n’a pas la possibilité d’une utilisation
régulière de son bolide.
Le défilé des voitures commençait, pour
le grand plaisir des spectateurs massés sur le circuit, et après Joseph LUDOMIR et Freddy CORVO, démarrait un certain Olivier BADLOU au volant d’une SAXO F2000 gracieusement prêtée
par Frédéric PARDO, conscient des problèmes de boîte qui
pénalisent le pilote du VIP racing. Celui-ci inscrivait 1’57’’34,
meilleur temps pendant toute la première partie de la montée
d’essai. Mais les choses changeaient, lorsque les plus affutés
s’élançaient sur le circuit, puisque Stéphane NEGRE avec sa
Mitsu évo9 pointait en 1’55’’42, la CLIO R3 de Frédéric PARDO en
1’56’’70, la monoplace de Thierry LE BREZIDEC en 1’54’’04, Pierre
NEGRE en 1’’49’’65 et Edmond BHIKI en 1’49’’47.
Au cours de la deuxième montée d’essai,
on notait un abandon, celui de Michel MOUTOUSSAMY, qui avait
établi un chrono de 2’35’’83, dont le moteur de la CLIO avait fumé
au niveau du radiateur, très tôt le matin Il a semblé connaître des
problèmes de boîte de vitesses qui contraignaient à épargner la
mécanique. Le météo très peu masquée et un soleil omniprésent
facilitait la progression des montures poussant les pilotes à
améliorer les performances à leur rythme respectif. Robert
LUDOMIR conduisait sa CLIO, en prenant soin de ne pas se faire
dominer par BADLOU qui avait été plus rapide que lui en première
montée. Dans le challenge 206, les TEL, COLAS, BUCHHOLZER étaient tenus en haleine par David BARRIERE qui était déjà en 2’08’’39, Philippe NINOU, au volant de la
CLIO du GWAD, ne semblait pas très à l’aise et perdait une vingtaine
de secondes, par rapport à son chrono précédent. Si la majorité des
pilotes raccourcissait leur traversée sur le circuit, Jean-Michel
POUVIN pointait en 1’58’’56, Henri NEGRE en 1’56’’98,
Olivier BADLOU en 1’55’’25, Robert LUDOMIR en 1’54’’70, Stéphane
NEGRE en 1’53’’73, Thierry LE BRAZIDEC en 1’51’’26, Edmond BHIKI en
1’48’’37, le temps de la Ford Escort Cosworth est absent du
classement de la montée, la direction de course ayant refusé la
venue de Pierre NEGRE, en retard sur la ligne de départ.
La première montée de classement
obligeait chacun à rentrer plus profondément dans la course, en
demandant un autre niveau de concentration. Patrice BLONDIN,
avec un trou très gênant à l’accélération de sa 306, ne pouvait
pleinement exploiter son véhicule, mais parvenait à une amélioration
au fur et à mesure. En revanche, Vincent PARDO dont le moteur
de sa Fiesta répondait à ses pressions sur le champignon, ne lui
donnait les résultats escomptés, à cause de la dimension des roues
limitant le développement, donc les performances. Patrice
DERIEMONT ne décollait pas de la ligne de départ, sa SEAT
réclamant plus d’attention de son technicien. Fabrice ABENAQUI passait la ligne d’arrivée, après une longue promenade de 3’11’’50.
En haut du classement on retrouvait toujours BHIKI qui réalisait
1’47’’89, NEGRE 1’48’’40 et LE BRAZIDEC 1’ 52’’70.
Dans la Deuxième montée de l’après-midi,
le doyen Anselme MONTOUT réalisait son meilleur chrono qui
allait le classer au 16è rang du classement final. André LABRU parvenait à son allure la plus rapide, en stoppant le chrono à
2’20’’76, Patrick GERAN 2’02’’99, Jean-Baptiste LOUIS 1’59’’66, ABENAQUI se rattrapait et réparait sa contre
performance en étant plus véloce av ec un temps de 2’ 09’’79. Une
fuite d’huile du boîtier de direction de la SAXO pilotée par BADLOU
ralentissait ses efforts et le faisait pointer en 2’00’’40. NINOU
passait en dessous de la minute, en 1’59’’07. Pierre NEGRE affichait
ses prétentions en prenant la tête de la compétition en 1’47’’62, le
pilote de la 3O6 maxi s’étant relâché.
Le dernier effort de la journée a été
une promenade de santé pour la majorité des engagés qui ne sont pas
parvenus à être plus incisifs, afin de gravir une place dans le
classement. Pour Olivier BADLOU, cela n’était pas possible,
puisqu’il a préféré ne pas participer à l’ultime montée, afin de ne
pas répandre de l’huile sur le parcours. Les dernières crises de
vélocité sont à l’actif de Patrick BLONDIN en 2’10’’20, BUCHHOLZER
en 2’08’’63, qui n’a pas pu détrôner David BARRIERE, dominant le
challenge en 2’07’’75, David ZENON en 2’05’’52, Patrice DERIEMONT en
2’02’’61, Philippe JEAN en 1’57’’94, Philippe NINOU en 1’57’’24,
Stéphane NEGRE en 1’51’’18 et Pierre NEGRE en 1’47’’30.
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