RALLYE des GRANDS-FONDS
13 – 14 – 15 Juin 2008
Cette édition du Rallye des Grands-Fonds est ponctuée par les chiffres 25 et 15, parce que c’est la vingt-cinquième fois que l’ASAG organise cette prestigieuse épreuve et quinze années après leur première victoire, en duo, l’équipage BADLOU/ALTIS remporte ce rallye, avec autant de suspens.
Cette année encore, Grands-Fonds a tenu ses promesses, en faisant souffrir les 25 équipages et leurs mécaniques, jusqu’à épuisement pour certaines automobiles et déconcentration pour ceux qui ne peuv ent pas gérer la pression d’un tel rallye.
En début d’après-midi, du Samedi, les équipages prenaient leur mission à cœur, en affrontant le bitume et ses vicissitudes, afin de se frayer un passage pour arriver au podium. Les 16 épreuves Spéciales, qui se sont disputées sur deux jours de compétition, totalisaient près de 115 km. La première spéciale reliant Tombeau à Belle place, voyait une domination de l’équipage BHIKI/BARBIS, sur 306 Maxi, qui réalisait 4’29’’, devançant BADLOU/ALTIS, sur Subaru WRC, 4’33’’, PYRAM/ROTH, sur Subaru Gr A, 4’35’’, NINOU/DAGNET, sur Mitsubishi lancer, 4’45’’, PRADEL/MOUTOUSSAMY, Mégane kit car, 4’46’’, PARDO/CHARNEAU, Clio R3, 4’47’’, NEGRE/LUTIN, sur Ford Escort Cosworth, 4’58’’. Les dés semblaient jetés, mais on ne savait pas encore dans quel ordre.
Déjà, au départ de l’ES2, « Châteaugaillard/Cocoyer », les équipages ont été informés que la performance, des occupants de la 306 Maxi, n’était pas homologuée, un rapport des officiels précisait qu’ils ont été auteur d’un départ anticipé.
Les engagés se dirigeaient vers la ligne de départ et après qu’ils aient tous été libérés, sous les ordres de l’officiel, le couteau entre les dents, PYRAM/ROTH créait la surprise, en réalisant le scratch, en 3’49, imposant deux secondes de rapidité à BADLOU/ALTIS, 3’’ à PRADEL/MOUTOUSSAMY, 9’’ à NEGRE/LUTIN, 11’’ à NINOU/DAGNET et BHIKI/BARBIS. Les aficionados s’interrogeaient, afin de savoir s’il s’agissait dune ruse de BADLOU/ALTIS ou si la Subaru 555 possédait le potentiel pour jouer les trouble-fêtes.
Chacun tentait de trouver le rythme, mais c’était sans compter avec l’état désastreux de la chaussée, sur le dernier kilomètre, avant l’arrivée de l’ES3, « Grands-Fonds/Vallerat ». Nombre de voitures ont été forcées de ralentir, voire s’arrêter, sous les yeux de nombreux spectateurs massés dans la courbe qui précédait l’emplacement des chronométreurs. Les équipages DARA/LANCELOT sur Escort Cosworth, LUDOMIR/GAVAL sur Saxo, ont été contraints de stopper leur élan, tandis que la Mitsu de NINOU/DAGNET montrait de sérieuses faiblesses de son turbo qui fumait abondamment. Le plus spectaculaire fut le passage en force de BADLOU/ALTIS qui a effectué un 360°, effrayant les suppo rters qui pensaient que la compétition s’arrêtait net pour cet équipage. La Subaru WRC redémarrait, mais cela se résultait par une perte de 19’’ à l’arrivée. A ce moment, la Subaru Gr A prenait la tête du rallye, l’équipage PYRAM/ROTH ayant parcouru la distance de en 5’31’’ ; en deuxième position NEGRE/LUTIN 5’38’’, en troisième PARDO/CHARNEAU 5’42’’, ensuite PRADEL/MOUTOUSSAMY 5’43’’, BADLOU/ALTIS et PARDO/REIMONENQ 5’49’’, BHIKI/BARBIS 5’52’’, POUVIN/LEFI 5’58’’, CHAILLY/BELTOU 6’07’’, NINOU/DAGNET 6’08’’.
Suite aux calculs à l’issu de ces trois spéciales, l’équipage PYRAM/ROTH comptabilisait 18,5 secondes d’avance sur BADLOU/ALTIS, 19,2’’ sur NEGRE/LUTIN, 26’’ sur BHIKI/BARBIS et PRADEL/MOUTOUSSAMY, 36,4’’ sur PARDO/CHARNEAU, 58,6 sur NINOU/DAGNET, 1’03’’ sur PARDO/REIMONENQ, 1’18’’ sur POUVIN/LEFI, 1’22’’ sur VILMEN/NAZARIN, jusqu’à 11’55’’ sur BEAUVARLET/MOUROUGUIN qui était à la veille de quitter le peloton, Laurent Beauvarlet ayant été victime d’un malaise, à l’arrivée au parc d’assistance. Suite à un ennui mécanique, il s’est épuisé en s’évertuant à tout mettre en œuvre, pour que son véhicule soit réparé, et rester en course. Les Pompiers ont déplacé un véhicule de désincarcération, du fait qu’il s’agissait d’une compétition automobile. Le souffrant a reçu les premiers soins, à même le sol, par des bénévoles qui ont de précieuses connaissances dans le médical. Après de longues minutes d’attente, une ambulance a pratiqué à un transfert, vers le CHU de Pointe-à-Pitre/Abymes.
Pendant que les officiels enregistraient les abandons de la 309 GTI de Beauvarlet et de la Mitsubishi de Ninou, dont le turbo avait véritablement rendu l’âme, des spectateurs peu disciplinés ont obligé les autorités à annuler la quatrième spéciale qui devait rallier Fouché à Belle-Place. Cette neutralisation conduisait les 23 équipages restants sur l’ES5, « Châteaugaillard/Cocoyer », pour la seconde fois.
Les résultats s’avéraient différents, BADLOU/ALTIS s’imposait en 3’48, tandis que PYRAM/ROTH qui effectuait 2 secondes de plus, que lors du premier passage, sur ce parcours, se plaignait amèrement d’avoir été bloqué, sur 3 km, par la C2 super 1600, pilotée par Jean-Pierre VILMEN, ce dernier affirmant n’avoir été rejoint que sur les quatre cents derniers mètres de la spéciale. Le troisième à franchir la ligne a été l’équipage NEGRE/LUTIN en 3’53’’9, précédant PRADEL/MOUTOUSSAMY de 4/10e et BHIKI/BARBIS de 5’’. Le premier du Gr N, PARDO/REIMONENQ, est arrivé 6/10e après POUVIN/LEFI et 11’’4 avant ZENON/KANCEL et BARRIERE/CLEMENT.
Dans la seconde moitié du classement, les Peugeot de MAVOUNZY/PIERREVILLE, PEROUMALKAN/ANDRE, COLAS/ALLANI se tenaient dans une fourchette de 7’’.
Les premières voitures sillonnant les circuits, sont régulièrement au fond du classement. A l’issue de l’ES6, « Grd-Fonds/Vallerat », DARA/LANCELOT aux commandes de la Ford Escort Cosworth, engagé en FN, victime de leur fougue, ont fait la traversée en 8’08’’, alors que DEVIN/ETIENNE avait pointé 1’04’’ avant. SAINT-ANDRE/MEDAS sur 205 GTI a réalisé 6’29’’8 et l’équipage URIE/URIE, sur Clio, s’affairait pour 6’23’’8, PEROUMALKAN/ANDRE emmenait sa 106 Rallye sur la ligne d’arrivée en 6’12’’8, devancé par VILMEN/NAZARIN, 4’’6 plus tôt, ROCHE/NADIR, sur Golf, réalisait 6’07’’6. Il est évident que le chrono des gros cubes était d’une minute en moins, c’est ainsi que la Subaru WRC, en 5’’00, infligeait 8’’ à la Subaru GrA, 11’’à Mégane kit car, 13’’ à la Clio R3, 15’’ à la Ford Escort GrA, 20’’9 à la Ford Fiesta, 21’’9 à la 306 Maxi, 26’’8 à la 206 RC, 27’’6 à la Saxo Pouvin et 37’’ à la Saxo Ludomir. La BMW Compact de NEGRE/GUSTAVE arrivait en 5’43’’2.
A cette heure de la compétition, l’avance de l’équipage PYRAM/ROTH avait sérieusement fondue et il ne restait que sept secondes. Les occupants de la Subaru WRC avaient la ferme intention de rentrer au parc avec une avance. Après que toutes les voitures aient quitté la ligne de départ de l’ES7, « Fouché/Belle-Place », les supporters de BADLOU/ALTIS étaient étonnés de ne pas voir passer la WRC. Pensant qu’elle avait été victime d’un ennui quelconque, le téléphone arabe, par le biais du portable, répandait une rumeur effrayante. Mais ce n’était qu’une décision des officiels, à cause d’ennuis de transmission, qui avaient préféré différer le départ de l’équipage. Dès la transmission rétablie, le véhicule a été libéré et l’équipage s’est empressé de rejoindre la ligne d’arrivée, en 6’56’’5, imposant un nouveau scratch, devançant NEGRE/LUTIN de 6’’4, PYRAM/ROTH de 10’’6, PRADEL/MOUTOUSSAMY de 15’’5, PARDO/CHARNEAU de 19’’, BHIKI/BARBIS de 30’’5, BARRIERE/CLEMENT et VILMEN/NAZARIN qui, courageusement, s’accrochaient à 42’’. L’absence de la Fiesta embarquant Vincent PARDO et Jean-Marie REIMONENQ est remarquée, tant chacun de leur passable soulève la foule. Cette auto s’était arrêtée, étant victime d’un bris de rotule de direction.
Les performances de la première étape étaient réelles, puisqu’en rentrant au parc fermé, la suprématie du rallye avait changé d’équipage.
Le lendemain, le public massé, très tôt, au parc fermé constatait, en même temps que les pilotes, que les choses avaient bougées, dans la nuit. L’équipage PYRAM/ROTH avait été pénalisé de 10 secondes, à cause d’une occupation trop longue dans les zones de pointage. ZENON/KANCEL a été pénalisé d’une minute, pour ne pas avoir pointé dans les délais. La séance de pesée des véhicules a révélé que la 306 Maxi de BHIKI/BARBIS était en dessous du poids de 17 kg ; pour cela l’équipage a été pénalisé de 10’10’’. Mais la plus lourde des pénalisations est à l’adresse de l’équipage PARDO/REIMONENQ qui n’a pas terminé la dernière spéciale de la veille. Une nouvelle application de la réglementation permet de repartir dans la compétition, après avoir réparé et vérifié, mais en s’acquittant de cette clémence par une pénalisation en temps. Cette faveur à eu un coût véritablement amère pour l’équipage qui n’aurait jamais pu remonter 10 heures de pénalité.
Le décor était planté, tous les signaleurs étaient en place, c’était l’heure, pour les équipages de quitter le parc fermé. La première spéciale du matin emmenait les véhicules vers Gosier, où ils avaient à se mesurer dans « Pliane/Barot », fatale au côté gauche de la transmission de la Saxo de l’équipage POUVIN/LEFI. En cassant cette rotule, l’auto privait l’équipage de terminer ce rallye des Grands-Fonds.
Déterminé, l’équipage de la Subaru GrA, PYRAM/ROTH, s’est vite emparé de cette première spéciale du Dimanche matin, en traversant les 8 km en 5’05’’9, reléguant BADLOU/ALTIS à 1’’2, PRADEL/MOUTOUSSAMY à 6’’2, PARDO/CHARNEAU à 10’’6, BHIKI/BARBIS à 15’’6, PARDO/REIMONENQ à 19’’1 et l’équipage BARRIERE/CLEMENT, dans une régularité dangereuse, a franchi la ligne 22’’9 après. L’équipage NEGRE/LUTIN, désireux de poursuivre l’aventure jusqu’au bout, a dû se résoudre à pousser la Ford Escort récalcitrante, sans aucune aide extérieure, avant de prendre le départ. C’est une manœuvre qui se répètera tout au long de la compétition.
Le vrai caractère du Grands-Fonds commençait à se dévoiler ; Les complices embarqués dans la 206 XS, COLAS et ALLANI reprochaient leur monture d’être un peu poussive, depuis la veille, à cause d’une sonde défectueuse. Ils avaient eu l’impression que cela s’arrangerait, mais l’abandon a stoppé leur élan, dans cette spéciale, n’ayant pas franchi la ligne d’arrivée de l’ES9, « Grands-Fonds/Vallerat ». En revanche, on continuait à apprécier une régularité de certains équipages, en milieu de classement. C’était le cas de MAVOUNZY/PIERREVILLE installé dans la 206 de Grégory Buchholzer et semblait faire honneur à son propriétaire. ROCHE/NADIR, sur la Golf, ne s’est pas souvent dispersé dans le classement, c’est également le cas de LUDOMIR/GOVAL, CHAILLY/BELTOU, ZENON/KANCEL, URIE/URIE et PEROUMALKAN/ANDRE qui, différemment, réalisait une performance le positionnant entre le quatorzième et le vingtième rang. Les prétendants à la victoire finale poursuiva ient leur avancée et ce passage a été plus favorable à la Subaru WRC, en 4’54’’, qui reprenait la seconde concédée à PYRAM/ROTH. En troisième position on trouvait la Mégane kit car en 5’00’’5, puis la Clio R3, 10’’ plus tard, ensuite la Ford Escort orange et bleue à 5’12’’6 et respectivement BARRIERE/CLEMENT et BHIKI/BARBIS, dans le même temps de 5’17’’9, la Fiesta de PARDO/REIMONENQ arrivait 2/10 plus tard. La liste des participants diminuait par l’abandon de l’équipage SAINT-ANDRE/MIDAS sur 205 GTI qui n’a pas franchi la ligne d’arrivée.
Sauf ennuis mécaniques, la victoire souriait à BADLOU/ALTIS qui évitait les erreurs et gardait la tête de la course. Sur la ligne d’arrivée de l’ES10, « Chateaugaillard/Cocoyer », on constatait un écart de 30 secondes, entre les chronos des deux Subaru. Il est vrai que l’officiel au départ, ayant remarqué que le copilote n’était correctement attaché à s on siège, a appliqué la réglementation en retenant le véhicule, alors que le chrono avait démarré, et intimer le fautif à parfaire sa sécurité, avant de partir. Mais dans la précipitation, une touchette peut être à l’origine de ce retard enregistré à l’arrivée. PRADEL/MOUTOUSSAMY s’affairait à garder le contact, la place de leader du classement du championnat était à conserver. C’est ainsi qu’il affiche 3’49’’8, soit 2’’7 de plus que la WRC, mais en inflige 13’’7 à BHIKI/BARBIS et toujours surprenant, la 206 RC de BARRIERE/CLEMENT réalise le quatrième temps scratch, à 4’07’’6, devançant NEGRE/LUTIN de 2’’3. La saxo de LUDOMIR/GAVAL qui a frôlé la sortie de route, mais bien rattrapée, arrive après la Fiesta qui imprime 4’10’’6. C’est également le cas de NEGRE/GUSTAVE qui s’impose devant la Clio R3 qui s’est fait une frayeur, a perdu quelques secondes, avant de se remettre dans le sens de la marche et pointer un dixième après la BMW Compact, VILMEN/NAZARIN a été réceptionné 2 secondes plus tard.
Dans la seconde traversée des 8 km de l’ES11, « Pliane/Barot », les deux premi ers de la spéciale, sont déparés de 8’’, en faveur de la Subaru WRC, sur la Mégane kit car. L’équipage PARDO/CHARNEAU qui s’est appliqué, parvient à prendre la troisième place en 5’15’’5, suivi de BHIKI/BARBIS en 5’16’’9. Les forçats de la Ford Escort, qui semblent rouler en version « course de côte » accèdent aux places d’honneur, malgré la souffrance qui est la leur, à chaque départ de spéciale, et pointe en 5’20’’1. Mais, sortie de route et crevaison ont eu raison de l’équipage PYRAM/ROTH qui n’a plus la possibilité de rivaliser sur certaines épreuves spéciales. Ils sont auteurs du onzième temps, à 35’’9 de retard. Depuis le départ de la deuxième étape, la Clio de DEVIN/ETIENNE ne décolle pas de la place de lanterne rouge. La bagarre est inégale avec l’autre Clio de URIE/URIE qui la distance de poignées de secondes, à chaque passage.
Le dernier « Grands-Fonds/Vallerat » du rallye, l’ES12, a été plus clément avec PYRAM/ROTH qui ne concède que 7/10 à son concurrent direct. Par contre, une sévère sanction a condamné la 306 Maxi, qui est restée scotchée au virage du manguier, toujours bondé de monde. Les secondes s’égrenant, elle est enfin repartie, mais à atteint la ligne d’arrivée avec 1’08’’4 de retard. Un peu avant, c’était la Clio de ZENON/KANCEL qui avait une envie folle de faire corps avec le manguier, qui était, heureusement, protégé par une motte de terre. Ces déconvenues n’ont pas découragé le public qui a été gratifié du passage spectaculaire de la Fiesta de PARDO/REIMONENQ, tout en force et avec une précision dans le mouvement. La Clio R3 n’a pas déméritée, et là, on remarque l’école du pilotage sur terre. La fatalité a été réservée pour les occupants de la Mégane kit car qui ont perdu toutes chances de creuser leur avance au classement du championnat. Dans la même courbe que ceux qui l’ont précédé, l’auto a eu un comportement de freinage brusque, sans aucune raison apparente, laissant le public pantois. La Mégane, dont le moteur tournait encore, refusait de faire un centimètre de plus, même quand on la poussait. La Boîte de vitesses venait de se bloquer sous les yeux de tous ceux qui admiraient sa progression. Bien sûr, c’était l’abandon. Les funambules embarqués dans la 206 RC, ont érodé le fil sur lequel ils évoluaient. Les excellents chronos qu’ils réalisaient démontraient bien qu’une forme les animait, mais qu’il fallait ne pas trop tirer sur la corde. La sortie de route dont ils ont été victimes était sans gravité pour l’équipage, mais catastrophique pour la voiture, qui les privera de la suite du championnat. Un troisième véhicule manquait à l’arrivée, celui emmené par l’équipage PEROUMALKAN/ANDRE, dont l’absence de la « 106 rallye », réduisait l’effectif à 17 rescapés.
Dans l’ES13, « Châteaugaillard/Cocoyer », on a pu admirer, sur chaque mètre, le côté méthodique de l’équipage PARDO/CHARNEAU, redoutant de récidiver l’erreur du passage précédent. Ce fut un sans faute payant, par un temps scratch, en 4’03’’, devant BHIKI/BARBIS à 1/10. Le leader du classement qui s’est laissé emporter par la déconcentration, et a subi un dérapage qui l’a retardé sur la ligne à 1’’ du premier, l’autre Subaru le suivait à 5’’5. CHAILLY/BELTOU se hissait à la cinquième place de cette spéciale, à 10’’6, devant VILMEN/NAZARIN et NEGRE/GUSTAVE à 11’’.
Nantis d’une confortable avance, les pensionnaires du VIP racing installés dans la Subaru WRC abordaient les trois passages de la terre de «Celcourt/Marly » avec une sérénité absolue, afin de rester dans le rythme et ne pas décevoir le nombreux public massé, sur les 2,600 km de la spéciale, dans des conditions exemplaires de sécurité, déployées par les organisateurs, ne voulant prendre aucun risque inutile.
Au premier passage, à l’ES14, la Subaru GrA a été la plus rapide, en 1’52’’3, avec une progression tout en fluidité. En ne concédant que deux secondes, les hommes de la Clio R3 ont démontré leur savoir-faire sur la terre, flanqué de ceux de la Fiesta qui, dans leur évolution spectaculaire, soulevaient l’enthousiasme du public friand de ce genre de prestations. Le plus étonnant a été le cinquième meilleur chrono réalisé par l’équipage DARA/LANCELOT, sur Ford Escort, en 2’03’’1, juste après la Subaru WRC, ayant pointé 4’’7 avant eux. Après avoir poussé leur véhicule, à chaque départ de spéciale, l’équipage champion 2007 souhaitait se faire plaisir à Celcourt, dans un étalage de maîtrise du véhicule ; mais vraiment décidée à se faire pousser, l’Escort a encore mis les équipiers exténués à contribution, pour l’emmener sur la ligne d’arrivée, après 4’51’’7 de course.
Le deuxième passage, l’ES15, n’a pas découragé les aficionados, malgré l’épais nuage de poussière, envahissant la foule, après chaque véhicule. L’équipage PYRAM/ROTH est passé avec plus d’assurance et a amélioré le chrono de près de deux secondes, en établissant 1’50’’6. BADLOU/ALTIS n’est pas resté sur ses lauriers et est arrivé en 1’55’’2, PARDO/CHARNEAU, 1’55’’5. Cette fois encore DARA/LANCELOT a été performant, en s’emparant de la quatrième place, précédant la Golf de ROCHE/NADIR et NEGRE/LUTIN. La BMW compact, pour une raison que l’on ignore, s’est arrêtée de rouler, au milieu de la spéciale..JPG)
Au cours de l’ES16, ultime effort de ce rallye des Grands-Fonds 2008, le spectacle a été moins attrayant, la fatigue et la peur de casser avant la le pointage au parc fermé démotivait les équipages. Toutefois, les acrobates de la Fiesta ont tenté de mettre encore une couche, que le public a apprécié, d’autant qu’ils en ont signé le meilleur chrono, en 1’53’’6. Toujours sur leur garde, les coéquipiers de la WRC ont pris la seconde place, à 1’’3 et les deux Ford Escort récupéraient la troisième et la quatrième place à 6’’. VILMEN/NAZARIN sur la C2 super 1600, suivait à 10’’2 et ROCHE/NADIR, à 11’’3. La Clio de ZENON/KANCEL qui semblait souffrir d’un problème de démarrage, n’a pas pris le départ au dernier passage. Cela fait que le parc fermé n’a réceptionné que quinze équipages.

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