RALLYE KARUKERA TOUR AUTO
les 24, 25, 26 Octobre 2008
Cette 21ème édition du Rallye Karukéra, auquel les organisateurs ont ajouté la dénomination « Tour Auto » a débuté dès les premières heures de la matinée du samedi.
La 106 de l’équipage CHRISTOPHE/ANGOSTON a quitté la ligne de départ à 8h07 et la dernière, la Subaru Impréza de l’équipage BADLOU/ALTIS, à 8h46. La douzaine d’épreuves spéciales était séparée par paire, permettant aux concurrents de rythmer leurs passages au parc d’assistance. On s’attendait que ce rallye confirme l’image finale du classement du championnat, mais les choses ont été autrement ; la dernière épreuve du calendrier se réservera le droit de faire durer le suspens, jusqu’au bout, et abaissera le rideau sur une saison pleine de rebondissements, nantie d’un podium de combatifs et méritants.
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La première spéciale emmenait les concurrents dans les grands-Fonds, dans la mythique portion de « Vallerat/Grands-Fonds » de 8,5 km, qui n’a pas fait de cadeau à l’équipage PRADEL/MOUTOUSSAMY, embarqué dans la Mégane kit car. Une fatale sortie de route, a détruit toutes chances de jouer la gagne, pour la suite du championnat qui lui souriait, dans une régularité exemplaire. L’auto ne semblait plus belle à voir, mais l’assistance ne s’est pas découragée, en se mettant au travail, dans les minutes qui suivaient, en s’enfermant à domicile, afin de démonter toutes les pièces à changer, certainement pour ne pas être en retard au départ du prochain rallye.
Il est vrai que chacun des équipages imprimait une allure avec le désir de parfaire son classement, avant le Rallye de la Montagne qui clôturera la saison. La Golf de l’équipage ROCHE/BRUCY perdait une vis de rotule de direction, mais l’envie de participer, motivait l’assistance.
A l’arrivée, le plus rapide était BADLOU/ALTIS, en 5’17’’1, devant la Clio R3 de PARDO/CHARNEAU, 5’18’’8, BHIKI/BARBIS, 5’30’’. Le quatrième était l’équipage POUVIN/LEFI, sur Saxo F2000, en 5’32’’7, le cinquième, PARDO/REIMONENQ pointant avec la Fiesta RS, en 5’34’’4, ensuite NINOU/DAGNET sur Mitsu évo6, en 5’35’’3, NEGRE/LUTIN, 5 centièmes plus tard, VILMEN/NAZARIN, 5’40’’8, MAVOUNZY/PIERREVILLE, sur Saxo F2000, en 5’46’’2 et le dixième LOUIS/SYTADIN, en 5’50’’6.
Au cours de l’ES2, la cadence était donnée et les véhicules se dirigeaient vers « Chazeau/Coma », longue de 9,5 km. On retrouvait les mêmes en tête de distribution, avec une modification dans l’ordre. La Subaru WRC conservait la première place, en 5’25’’5 et la 306 Maxi de BHIKI/BARBIS se hissait à la seconde position, avec 7’’ de retard, mais 5’’ d’avance sur la Ford de NEGRE/LUTIN. L’équipage PARDO/CHARNEAU s’est fait surprendre en ne prenant que la quatrième place, en 5’38’’1. NINOU/DAGNET semble s’accrocher au pare-choc de la Clio R3, en 5’41’’5 et le chassé croisé, entre les deux compères que sont Vincent PARDO et Jean-Michel POUVIN, met du piment, puisque PARDO/REIMONENQ renverse la vapeur et devance POUVIN/LEFI de tout juste 2 secondes. MAVOUNZY/PIERREVILLE, en 5’52’’4 supplante LOUIS/SYTADIN d’un centième et VILMEN/NAZARIN de 2’’.
L’ES3 invitait les participants à retracer la première spéciale de cette matinée, « Vallerat/Grands-Fonds ». Ce second passage permettait à certains de récidiver, mais à d’autres de se montrer plus incisif. En fait de régularité, on notera celle de TEL/CYPRIENNE qui a joué au métronome, afin de toujours conserver un rang, à la mesure des performances de la 206, dont le pilotage est presque sans faille, grâce à l’école de la terre. Cette nouvelle traversée de Vallerat a pénalisé quelques équipages, comme PEROUMALKAN/ANDRE, sur Clio 16S, victime d’un bris de cardan, PARDO/REIMONENQ, sur Fiesta RS, s’est vu doubler par la roue AVD, qui s’est arrachée, en coupant les prisonniers, LOUIS/SYTADIN, sur Mitsu évo6, en modifiant sa trajectoire, a plié le triangle ARD et a été refusé au départ, suite à la période d’assistance. Cependant, BADLOU/ALTIS améliorait de 8’’, par rapport au premier passage, en affichant 5’09’’. NEGRE/LUTIN avalait une vingtaine de secondes et pointait en 5’15’’7. PARDO/CHARNEAU restait régulier et gagnait 1’’, en franchissant la ligne en 5’17’’7. BHIKI/BARBIS a réduit son temps de parcours de 10’’ et stoppait le chrono à 5’20’’1. Onze secondes ont montré la détermination de NINOU/DAGNET qui, en les supprimant, arrivait en 5’24’’7. La C2 super 1600 de VILMEN/NAZARIN limitait son parcours de 8’’, en coupant la ligne, en 5’32’’5. POUVIN/LEFI n’a pas tenu compte d’un round d’observation, tant la Saxo est sur le fil, dès le départ de la compétition et ne revoie son chrono que de 2 centièmes. L’autre Saxo, embarquant MAVOUNZY/PIERREVILLE, efface 6’’, en se faisant chronométrer en 5’40’’3. La 206 XS de LUDOMIR/KOALY s’est faite plaisir, en s’améliorant de quatre places, gagnant 16’’, en terminant à 5’42’’4. Une autre 206 XS, celle de TEL/CYPRIENNE, a conservé son onzième rang, mais s’est débarrassée de 9’’ et a pointé en 5’43’’3. CHAILLY/BELTOU que l’on a vu très à l’attaque a fait l’effort de diminuer de 20’’ le temps de parcours sur cette troisième spéciale, en 5’46’’8. Il en est de même pour la Clio de ZENON/KANCEL qui a ôté 19’’ de trop, en 5’50’’8. L’équipage BARRIERE/CLEMENT, à bord de la 309 GTI, a été plus rapide de 23’’, en affichant 5’31’’3. BACCOVICH/ALEXIS dans la Porsche a également fait mieux de 19’’, en bondissant sur la ligne en 5’55’’2. La 206 rouge de BUCHHOLZER/CHAILLY a eu une accélération qui lui a fait gagner 4’’, en 5’57’’2. La 206 XS de COLAS/ALLANI régule en ne perdant que 2 centièmes, en 6’05’’7. L’équipage CHRISTOPHE/ANGOSTON fait la plus grosse progression en améliorant de plus de 16 minutes, en atteignant la ligne, en 6’12’’3. DARA/LANCELOT, sur Ford Cosworth, qui a connu quelques petits problèmes à perdu 9’’, en pointant en 6’17’’7.
A l’issue d’une assistance de 20mn, les rescapés se sont lancés à l’assaut de l’ES4, soit un second passage sur « Chazeau/Coma ». Un progrès dans un pilotage plus fin et précis, était le souhait de tous les équipages qui rêvaient de commencer à se positionner, avant de changer de secteur. Les pensionnaires du VIP Racing conservaient la Subaru en place de leader, alors que NEGRE/LUTIN changeait encore de stratégie, en améliorant de 9’’, et BHIKI/BARBIS n’a pas revu son pilotage, en conservant le même chrono. Le temps de 5’36’’4 de PARDO/CHARNEAU s’est retranché de 2’’. VILMEN/NAZARIN prenait confiance et faisait avancer la C2 en 13’’ plus vite, en pointant en 5’41’’6. Toujours sans relâche, POUVIN/LEFI, poussait la Saxo en réalisant 5’50’’2, soit un centième de plus. Seulement quatre des autres ont été plus véloces qu’au passage précédent : TEL/CYPRIENNE a fait mieux de 5’’, avec 6’03’’1, BUCHHOLZER/CHAILLY a franchi la ligne en 6’05’’5, avec 1’’5 de mieux. COLAS/ALLANI progresse de 10’’, en 6’09’’ et DARA/LANCELOT de 4’’ en 6’10’’5.
L’ES5 « Larose/Bergette », à Petit-Bourg, ayant été neutralisée, la compétition s’est poursuivie par la prochaine spéciale, l’ES6 « Pliane/Blanchard », sur le territoire de la commune du Gosier. BADLOU/ALTIS continuait à dominer le rallye, en engrangeant encore 15’’, en réalisant 7’33’’3, devançant BHIKI/BARBIS qui pointait en 7’48’’8, PARDO/CHARNEAU 7’49’’, NEGRE/LUTIN 7’51’’. NINOU/DAGNET a été plus rapide de 4 centièmes, par rapport à VILMEN/NAZARIN, à 8’01’’5. POUVIN/LEFI 8’16’’1, MAVOUNZY/PIERREVILLE 8’24’’6, TEL/CYPRIENNE 8’29’’5, LUDOMIR/KOALY 8’37’’3. Dans la deuxième partie du classement, on constatait que la Clio de ZENON/KANCEL s’accrochait et semblait avoir le potentiel pour résister aux attaques de ceux qui clôturaient le classement.
Au cours de l’ES7, c’était le moment de se mesurer dans la spéciale « Larose/Bergette » qui avait été neutralisée. BADLOU/ALTIS donnait encore le ton, sur ce parcours, en s’imposant, en 2’58’’8, précédant BHIKI/BARBIS qui réalisait 3’00’’5 et NEGRE/LUTIN, 3’01’’9. Le quatrième chrono est à l’actif de PARDO/CHARNEAU, en 3’05’’, devançant NINOU/DAGNET de 5’’1, POUVIN/LEFI de 5’’3. En milieu de classement, les équipages MAVOUNZY/PIERREVILLE, LUDOMIR/KOALY, TEL/CYPRIENNE, CHAILLY/BELTOU, BARRIERE/CLEMENT et ZENON/KANCEL s’échangeaient leur place, de spéciale en spéciale, au prix des conditions de forme de l’homme ou de la machine qui donnaient de gros signes d’épuisement pour certains.
La dernière de la soirée, l’ES8 « Pliane/Blanchard », se déroulait dans la pénombre, les rampes de phares étant indispensables, dans ces conditions. Les chronos s’en faisaient ressentir, par une baisse de performance, avec 7’52’’8 pour BADLOU/ALTIS, 7’53’’3 pour PARDO/CHARNEAU, 7’55’’2 pour BHIKI/BARBIS, 7’58’’8 pour NEGRE/LUTIN, 8’01’’2 pour VILMEN/NAZARIN, 8’07’’9 pour NINOU/DAGNET.
Le classement au soir de la première étape inscrivait l’équipage BADLOU/ALTIS, en tête, avec un écart de 57’’9 sur PARDO/CHARNEAU, 59’’3 sur BHIKI/BARBIS, 1’09’’3 sur NEGRE/LUTIN, 2’23’’5 sur VILMEN/NAZARIN, 2’26’’5 sur NINOU/DAGNET, 2’57’’3 sur POUVIN/LEFI, 4’44’’7 sur TEL/CYPRIENNE, 4’53’’2 pour BARRIERE/CLEMENT, 5’00’’9 sur LUDOMIR/KOALY, 5’02’’3 sur MAVOUNZY/PIERREVILLE, 5’39’’2 sur BUCHHOLZER/CHAILLY, 5’47’’8 sur ZENON/KANCEL, 6’21’’2 sur COLAS/ALLANI, 7’48’’3 sur BOCCOVITCH/ALEXIS, 8’36’’9 sur CHAILLY/BELTOU.
Le lendemain, des rumeurs survolaient le parc fermé, diffusant une éventuelle attaque de tous ceux qui convoitaient la seconde marche du podium de ce rallye. Mais on entendait aussi que tout serait possible pour ravir cette marche, d’autant que les challengers avaient le potentiel et la motivation qui permettraient d’asphyxier et s’emparer des deux dernières places libres, sur le podium.
A l’ES9, tous les concurrents qui avaient été victimes de panne ou sortie de route, nécessitant une réparation leur permettant de reprendre la compétition, en avaient la possibilité, dans le cadre du super rallye, les pénalisant de cinq minutes par spéciale non courue, la veille. La compétition redémarrait et le public était surpris de constater la forme rageuse animant la Ford Cosworth de NEGRE/BARBIS, supervitaminée à celle de la veille, ne laissant que des miettes, en remportant « Boisvin/L’Espérance », en 2’45’’8, reléguant BADLOU/ALTIS à 3’’4, PARDO/CHARNEAU à 6’’3, BHIKI/BARBIS à 6’’4, NINOU/DAGNET à 9’’4, VILMEN/NAZARIN à 10’’6. Les équipages revenus dans la dance, parviennent à se faire remarquer, en reprenant la rythme de la compétition, à l’image de PEROUMALKAN/ANDRE, ROCHE/BRUCY et PARDO/REIMONENQ dont le retour a été de courte durée, avant d’abdiquer, à cause d’une panne de direction assistée qui rendait la Fiesta inconduisible. Les plus malheureux étaient David ZENON et Ludovic KANCEL qui, au prix d’une première étape satisfaisante, subissaient le mauvais réveil de leur Clio, les obligeant à rouler, avec la crainte que leur monture décide de tout arrêter.
A l’issue de l’ES10, « Durivage/Moreau » la suprématie magique de la Cosworth orange et bleu se maintenait, s’imposant en 5’33’’9, soit 2’’5 de mieux que la Subaru WRC, mais atteignait son but en retranchant encore 8’’7 de son retard sur la 306 Maxi et 11’’2 de la CLio R3. En deux épreuves spéciales, l’équipage NEGRE/LUTIN a refait son retard et pris un peu d’avance sur ses adversaires les plus directs. Ô magie, quand tu nous tiens !!!
A partir de la cinquième place, on trouvait VILMEN/NAZARIN à 23’’9, MAVOUNZY/PIERREVILLE à 25’’6, POUVIN/LEFI à 34’’6, TEL/CYPRIENNE à 39’’1.
Fort de cet exploit, l’équipage NEGRE/LUTIN se positionnait à la seconde place du classement, à deux spéciales de la fin du rallye. Mais les aficionados habitués à ce genre de stratégie, pariaient, çà et là, que BHIKI/BARBIS allait faire son show, à son tour, mais que l’équipage survoltée, des deux dernières spéciales, se ferait toute petite, étant parvenue à ses fins. La Mitsu de NINOU/DAGNET n’a pas franchi la ligne d’arrivée pour cause de sortie violente, dont l’habitacle a été épargné, grâce à l’efficacité de l’arceau de sécurité, mais la tôlerie prévoit des heures de travail.
Les prédictions s’avéraient justes, puisque la 306 Maxi de BHIKI/BARBIS se révélait être la plus véloce, dans l’ES11, « Boisvin/l’Espérance » en 2’49’’1, soit 1 centième d’écart avec BADLOU/ALTIS et 7 avec NEGRE/LUTIN. La Clio R3 de PARDO/CHARNEAU pointait 1’’3 après, VILMEN/NAZARIN 6’’5, MAVOUNZY/PIERREVILLE 11’’7, BARRIERE/CLEMENT 16’’2, POUVIN/LEFI 16’’8, TEL/CYPRIENNE 16’’9, DARA/LANCELOT 19’’2. Deux équipages, PARDO/REIMONENQ et LUDOMIR/KOALY, ont également quitté la horde, le premier privé de direction assistée, n’avait plus les ressources pour mener la Fiesta à bon port ; le second a eu la surprise d’un bris de câble d’embrayage, anéantissant tous les efforts, pour garder le contact.
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L’ultime spéciale, l’ES12, « Durivage/Moreau » ne devait plus faire subir de changement au classement général. Il est vrai que la concentration doit être toujours maintenue, afin d’éviter de ne pas se laisser surprendre. Pour terminer en beauté, l’équipage BADLOU/ALTIS confirmait en 5’30’’2, engrangeant encore 6’’4 sur BHIKI/BARBIS, 8’’1 sur PARDO/CHARNEAU, 9’’5 sur NEGRE/LUTIN, 25’’ sur VILMEN/NAZARIN, 30’’7 sur MAVOUNZY/PIERREVILLE, 44’’1 sur TEL/CYPRIENNE, 50’’4 sur PEROUMALKAN/ANDRE et DARA/LANCELOT, 50’’6 sur COLAS/ALLANI.
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