Le sponsor principal, SORECAR, qui a hébergé les licenciés de l’ASAG, pour les
formalités de la réunion, 24 heures avant les vérifications
techniques, a donné le coup d’envoi dès le jeudi, en conviant tous les présents à un cocktail. C’était le
moment rêvé pour que les pronostics fusent, dans une atmosphère
amicale, entrevoyant ainsi le caractère de cette seconde édition du
rallye du centre.
Au cours de cette même soirée, l’équipage
PARDO/CHARNEAU présentait sa nouvelle monture, dans le hall
d’exposition de CAMA RENAULT. Cette invitation était attendue par
tous les supporters du team ORPI qui ne pensaient pas à la réussite
dès la première sortie de ce bolide du Gr A de 230 CV, préparé par
« Auriol Compétition ». Des petits ennuis de pub prématurée ont
failli entacher et augmenter, très onéreusement, le coût de leur
participation au rallye, dont de véridiques explications ont su
faire la lumière sur une parution publicitaire qui semblait
anormalement les incriminer.
Le samedi après-midi, tous les équipages
entamaient le rallye dont le parc fermé se situait dans l’enceinte
de la concession SORECAR qui devait les accueillir à l’issue de
chacune des manches.Très tôt, l’équipage BHIKI/St-ANDRE embarqué
dans la 306 kit car, montrait ses prétentions, face à BADLOU/ALTIS
impuissant, à cause d’une boîte de vitesses récalcitrante, de la
SUBARU, dont le pignon de cinquième ne s’enclenchait pas. Lors de
cette première épreuve spéciale, 9’’ séparaient le premier du
second, 10’’ reléguaient NEGRE/BARBIS au troisième rang, quatrième
pour PRADEL/PRADEL, à 13’’ et PALMONT/DAGNET à 22’’.
A l’ES2, BHIKI/St-ANDRE récidivait et
NEGRE/BARBIS se classait à 3’’, BADLOU/ALTIS à 7’’, PARDO/CHARNEAU
et PRADEL/PRADEL à 9’’, PALMONT/DAGNET à 10’’. La bagarre tant
attendue entre POUVIN et Vincent PARDO semblait être à l’avantage du
premier qui engrangeait déjà 6’’. BARRIERE/ALEXIS et TEL/LUTIN
tentaient déjà de truster le challenge 206, avec une domination du
premier équipage avec 11’’ d’avance. Des ennuis mécaniques
pénalisaient déjà LUDOMIR/DES ETAGES que l’on trouvait au fond du
classement.
L’ES3 ayant été neutralisée, l’ES4
reconduisait la même domination de BHIKI/St-ANDRE qui gardait BADLOU/ALTIS
et PRADEL/PRADEL à distance à 8’’. La détermination de l’équipage la
plus rapide faisait qu’à la fin de la première étape, elle devançait
BADLOU/ALTIS et NEGRE/BARBIS de 24’’, PRADEL/PRADEL de 29’’, PALMONT/DAGNET
de 46’’. En milieu de classement, on retrouvait toujours les
équipages réguliers : LUDOMIR/GUSTAVE, LOUIS/KANCEL, NEGRE/GUSTAVE,
GERAN/CHRISTOPHE qui ne se laissaient pas distancer, tout en évitant
les assauts de autres.
A l’arrivée de l’ES5, on constatait une
accélération de l’équipage BADLOU/ALTIS pointant à 2’’ de BHIKI/St-ANDRE
qui avait pourtant durci le rythme, tenant PALMONT/DAGNET et PRADEL/PRADEL
à 7’’, NEGRE/BARBIS à 11’’, PARDO/CHARNEAU à 12’’, NEGRE/LEFI à
13’’. Au sein du challenge 206, l’équipage BUCHHOLZER/LERONDEAU
observait une régularité, mais la domination de BARRIERE/ALEXIS
s’accroissait, bien que TEL/LUTIN se montrait le plus rapide dans
cette spéciale.
En fin de deuxième étape, les difficultés
de la SUBARU de BADLOU/ALTIS faisaient grimacer les supporters de
VIP Racing qui apprenaient que le véhicule était désormais privé
également de la sixième vitesse. Les conséquences étaient brutales,
la vitesse de pointe était réduite à moins de 120 km/h. Il est
évident que les chronos ont été à l’image de cette diminution de
vélocité. L’ES6 sacrait un fois de plus l’équipage de la 306 kit
car, qui devançait NEGRE/LEFI de 6’’, PALMONT/DAGNET de 7’’, PRADEL/PRADEL
et BADLOU/ALTIS de 8’’. En rentrant au parc fermé, les écarts
étaient logiques, avec un retard de 34’’ pour BADLOU/ALTIS, 45’’
pour PRADEL/PRADEL, 46’’ pour NEGRE/BARBIS, 60’’ pour PALMONT/DAGNET,
1’14’’ pour NEGRE/LEFI. Le trio de tête du challenge était composé
des équipages BARRIERE/ALEXIS, BUCHHOLZER/LERONDEAU, TEL/LUTIN.
La première spéciale du dimanche matin a
réservé des surprises, à cause du temps incertain que prévoyait la
météo. Les deux véhicules les plus rapides ont été la 206 RC et la
FIESTA qui sont arrivées à 1’’ d’écart, ayant eu la chance de partir
en temps sec. Le troisième était la SUBARU, à 14’’, sous une averse,
comme presque la totalité des concurrents qui ont dû éviter les
aquaplanings pour atteindre la ligne d’arrivée. Les plus véloces de
cette spéciale ont d’ores et déjà retranché une minute de temps de
la veille, mais c’était sans compter avec la rage de vaincre de
l’équipage BHIKI/St-ANDRE qui pointait malgré tout avec 1’12’’ de
retard, à la 18ème place. Il est évident que cette ES7 était
complètement bouleversée, la pluie ayant fait que le classement
n’avait rien à voir avec de réelles performances, d’autant que
l’équipage PRADEL/PRADEL pointait en dernière position.
A l’issue de l’ES8, on retrouvait
l’équipage en tête du rallye, se poster à nouveau à la place
d’honneur de la spéciale. Cette fois, PARDO/CHARNEAU le suivait à
2’’, malgré une direction assistée dont l’assistance n’était plus
fonctionnelle, rendant le mouvement de rotation du volant de la Clio
R3 trop dure pour la musculation du pilote, reléguant tout de même à
la troisième place PALMONT/DAGNET à 4’’, PARDO/REIMONENQ à 5’’,
NEGRE/LEFI à 6’’. Dans la deuxième moitié du classement, les
équipages BADLOU/ALTIS, NEGRE/BARBIS, amputés de l’agilité de leur
monture, venaient s’intercaler parmi ceux du challenge 206 et des
autres ROCHE/CROSS, ZENON/CLEMENT, DERIEMONT/GUERRIERO, CHAILLY/BEILLEVERT
qui se bataillaient pour éviter la lanterne rouge. La Mitsubishi
Lancer qui embarquait LOUIS/KANCEL est le seul abandon de ce rallye,
sur un ennui mineur, la déconnexion de la pompe à essence, qui a mis
trop longtemps à se dévoiler.

Le second secteur neutralisé, l’ES9, était vite
remplacé par l’ES10, où l’équipage de la Clio R3 se plaçait une
fois de plus, juste après BHIKI/St-ANDRE toujours décidé à remporter
ce rallye. En troisième position, la 206 RC pointait à 14’’, devant
PRADEL/PRADEL à 3’’ de plus et NEGRE/LEFI à 18’’. On constatait que
depuis trois spéciale, l’équipage TEL/LUTIN changeait la donne pour
tenter de s’imposer, au sein du challenge, BARRIERE/ALEXIS se
faisant même coiffer par les filles MEDAS/ANDRE qui les repoussent à
la dernière place.
L’ES11 s’avérait être la dernière
spéciale de cette deuxième étape, la douzième ayant été neutralisée.
Mais c’est là que tous les changements au classement final allaient
intervenir. Depuis le début, la SUBARU WRC, diminuée par ces
problèmes de boîtes de vitesses, ne pouvait que parer les coups,
mais pas répondre à toutes les attaques. Les pilotes Jean-Michel
POUVIN, David PALMONT, Pierre NEGRE et Frédéric PARDO, depuis la
pluie du matin convoitaient l’ascension de la deuxième marche du
podium. Pour preuve, la Ford Cosworth de PALMONT/DAGNET et celle de
NEGRE/LEFI se plaçaient à 1’’ derrière PRADEL/PRADEL qui n’avait
plus les capacités de s’immiscer dans le trio de gagnant. PARDO/CHARNEAU
arrivait avec 9’’, devança nt la 206 RC d’une seconde. Et, c’est à
la fin de cette spéciale que tout s’écroulait pour l’équipage BHIKI/St-ANDRE. Toto, au volant de sa 306 kit car et à
quelques instants du départ de l’ultime effort, tentait vainement de
faire tourner le moteur, dont le démarreur refusait de fonctionner.
Aidé par les autres pilotes, le moteur s’est fait entendre, mais a
calé sous les ordres du commissaire, sur la ligne de départ.
Paniqué, le pilote n’a pas été lucide face à cette déconvenue,
puisqu’il n’a pu démarrer que pratiquement deux minutes après. Il
est parti en trombe, aurait parcouru les 6,5 km dans des conditions
catastrophiques que l’on peut imaginer ; il pointait, à 1’12’’ du
premier, juste avant NEGRE/BARBIS qui se classait en dernière
position.
L’équipage qui avait tous les atouts en
main pour s’octroyer ce rallye qu’il semblait damer depuis la veille
par une domination incontestée , a été arrêté par un démarreur
capricieux, ne lui accordant que le pied du podium.
Le résultat final tombe, en sacrant
l’équipage PARDO/CHARNEAU vainqueur du 2ème Rallye du Centre, après
des minutes interminables de recherches, à cause d’une erreur de
chronométrage sur un des secteurs. Pour sa prise en main l’auto et
son équipage ont étonné tous les mordus de ce sport qui ne cessera
de créer des surprises de bons ou de mauvais goût.
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