Cette 24ème épreuve en côte de Boromée se déroulait dans une atmosphère de récupération de points, en vue de bien se classer à la veille des deux rallyes qui clôtureront la saison. Comme l’avait projeté le team EL TORO, Frédéric PARDO poursuivait son stage sur la monoplace, en se montrant persévérant à chacune des épreuves. Le but est de conserver la tête du classement le plus longtemps possible, ne sachant pas à quelle sauce les équipages plus pointus l’assaisonneront, avant la fin de la saison. Avant le départ de la première voiture, les cinq premiers classés au championnat se nommaient, dans l’ordre : Frédéric PARDO, Frantz PRADEL, Edmond BHIKI, Jean-Pierre VILMEN et Vincent PARDO.
On a craint la pluie, elle est venue, mais n’a fait qu’humecter le circuit de 1500 mètres, juste pour déstabiliser les 31 pilotes, dont 4 doubles-monte, qui ont déjà connus les difficultés de Boromée, sous des trombes d’eau.
Les deux montées d’essai ont débutées avec une chaussée sèche qui a mise en confiance tous ceux qui ont pu prendre leur marques sur ce tracé relativement rapide, bien que sinueux et technique à certaines portions. Dominique CHRISTOPHE, Joseph LUDOMIR, Grégory BUCHHOLZER, David BARRIERE, André LABRU, Marc ROCHE, Elie VITALIS, Jean-Philippe URIE, Patrick GERAN, Michel MOUTOUSSAMY, Jérôme COLAS, Jean-Pierre VILMEN, Edmond BHIKI, Frantz PRADEL, Pierre NEGRE, ont accélérés leur allure, en progressant d’une seconde et plus, pendant ses deux passages, du matin. Patrice DERIEMONT et sa Seat n’ont pas eu la chance de se mesurer aux adversaires, son moteur en a décidé autrement, en remettant les armes. Jean-Michel POUVIN et Vincent PARDO ont, tous les deux, sacrifié une des deux montées d’essai. Philippe NINOU, très passable à son premier essai, a progressé de plus de 13’’, au second. Les quatre pilotes qui évoluaient sur monoplace n’ont pas enregistré de chrono, le cas de Serge BARRIERE étant différent, celui n’est pas arrivé jusqu’à la limite du parcours, à cause d’une sortie de route, qui l’a contraint à l’abandon.
Au cours de la première montée de classement, tous les pilotes ont poursuivi la période d’essai, puisque pas un seul n’a eu l’intention de stopper son effort, lors de cette troisième tentative de la journée. Quelques-uns ont eu du mal à récidiver leur exploit du matin, mais d’autres ont revu leurs performances. Bruno KOALY est passé de 1’27’’89 à 1’15’’47, Freddy CORVO de 1’07’’55 à 1’05’’99, Jean-Michel POUVIN de 1’01’’26 à 1’00’’11, Ludovic KANCEL de 1’06’’45 à 1’02’’96, Patrice BAZILE de 59’’37 à 58’’59. Mais comme pour donner de la longueur à l’épreuve, Joseph LUDOMIR, David BARRIERE, Marc ROCHE, Philippe CHAILLY, Elie VITALIS, Vincent PARDO, Jean-Philippe URIE, Patrick GERAN, Michel MOUTOUSSAMY, Jérôme COLAS, Jean-Pierre VILMEN, Cédric TEL, Edmond BHIKI, Frantz PRADEL, Philippe NINOU, Christophe ARTIERE, Pierre NEGRE et Frédéric PARDO ne trouvaient toujours pas encore la bonne allure et laissait Stéphane NEGRE réaliser le meilleur chrono, en 55’’36, ce qui rassurait le public pour la suite de la compétition.
A l’issue de la seconde ascension de la côte de Boromée, évidemment, les temps de parcours ont chuté, mais seulement trois pilotes ont choisi de limiter leur effort. On trouve Ludovic KANCEL qui, d’emblée, s’octroyait la 13ème place du classement scratch et la 4ème du GR F2000. Michel MOUTOUSSAMY s’adjugeait le 16ème rang au général et la 4ème en FN. Marc ROCHE a emmené sa Golf GTI à la 18ème position et la 6ème du Gr F2000. Deux autres pilotes, en double-monte, Pierre NEGRE, en 55’’97 et Stéphane NEGRE, en 54’’78, se sont satisfaits de leur performance, victimes d’une panne due à une défaillance d’un moyeu, révélée au cours de cette montée et ne semblait plus rendre le véhicule suffisamment sûr, ni performant.
Cela n’a pas terni la fougue des autres engagés, à l’image de Dominique CHRISTOPHE qui est descendu en 1’06’’59, Bruno KOALY en 1’11’’30, Joseph LUDOMIR ET Jean-Michel POUVIN n’ont plus eu besoin de la minute pour atteindre le sommet de la côte, se séparant de 20 centièmes ; le premier a réalisé 59’’76 et le second 59’’96. Grégory BUCHHOLZER s’est appliqué pour pointé en 1’05’’99, David BARRIERE a assuré en 1’01’’64, Vincent PARDO en 1’00’’47, Patrick GERAN en 1’01’’88, Michel MOUTOUSSAMY en 1’01’’73, Jérôme COLAS en 1’03’’86, Cédric TEL en 1’02’’66, Christophe ARTIERE en 1’03’’40, Philippe CHAILLY est en dessous de la minute, en 59’’72, ainsi que Jean-Pierre VILMEN, en 57’’77, Edmond BHIKI, en 55’’93, Frantz PRADEL 54’’97, Philippe NINOU, 56’’55, Thierry LEBRAZIDEC 55’’49, Patrick BAISLEAU 56’’90 et Frédéric PARDO 54’’22 qui devenait le plus rapide et s’emparait de la première ligne du classement.
La majorité des pilotes semblaient prête à profiter de l’absence de la pluie et de se servir de la chaleur qui sévissait sur le parcours, pour améliorer encore le temps d’ascension de cette côte. Vingt-trois d’entre eux ont effectivement réduit leur chrono, à la faveur de cette troisième montée, afin de se repositionner sur le tableau des classements. Bruno KOALY a chuté de près de 18’’, depuis le matin, pour conduire la 106 Rallye en 1’09’’92, la 205 de LABRU a été bousculée pour réaliser 1’08’’50, Elie VITALIS prend confiance et réduisait jusqu’à 1’05’’88, Patrick GERAN 1’00’’89, POUVIN annule son retard sur LUDOMIR, et le repousse à 14 centièmes. La C2 de VILMEN ne lui a imposé que 56’’94 pour franchir la ligne d’arrivée, la 306 Maxi de BHIKI a diminué de 98 centièmes pour se hisser en haut de la côte, en 54’’93 et la Mégane kit car de PRADEL, en 54’’82 se hisse sur le podium. Au volant de sa Mitsu, NINOU a eu l’impression d’avoir été plus rapide, mais la réalité n’a pas égalé ses espérances, en 56’’37, La monoplace de LEBRAZIDEC, qui ne s’est pas toujours alignée pour gravir la pente, est quand même parvenue à le faire en 55’’27. Une fréquentation du circuit, identique pour Patrick BAISLEAU le faisait passer la ligne en 57’’63. Le plus véloce de la compétition, très excellemment conseillé par Frantz OWEN, qui l’a vu en culotte courte, c’est Frédéric PARDO, s’imposant en 53’’21.
|