« Le FEU » doyen en exercice

 

Dans le monde automobile et plus particulièrement dans celui de la compétition, il y a des participants qui, depuis le début ont adhéré à la discipline et après trente saisons, ils ont encore l’énergie suffisante pour se frotter aux nouveaux licenciés, à qui la fougue   donne   plus  de mordant.

En Guadeloupe, des félicitations sont à adresser à un pilote toujours en activité, à jour de ses cotisations et encore disponible au volant de son véhicule, engagé aux différentes épreuves de la saison à venir. 

 

Cet aîné répond au nom de Anselme « le Feu » MONTOUT, né en avril 1939. Il n’a pas participé à la première compétition organisée en Guadeloupe, mais son véhicule, une superbe R12 Gordini, est l’un des pionniers à avoir fait le spectacle, ce jour-là, piloté par Philippe EDOM.

 

« Le Feu » est vite rentré dans les rangs, si bien qu’à la troisième organisation de la course de côte des mamelles, il maîtrisait une Berlinette Alpine A110 bleue métallisée. Chacun de ses véhicules a toujours été un exemple de propreté, tant le soin est sa passion première. Sponsorisé par lui-même, il n’hésite pas à choisir des véhicules dotés d’une préparation parfaite.

 

Anselme MONTOUT a été l’un des cinq pilotes guadeloupéens à s’exporter dans l’île sœur, pour s’aligner au départ du Grand Prix de Fort-de-France, en 1978, au volant de son « Alpine A110 ». Cette compétition était animée par Bernard LEVALLOIS qui pilotait une Porsche, qui a connu des ennuis d’arrivée d’essence, à cause d’un problème de bouchon de réservoir. L’Alpine A110 n’étant victime d’aucune anomalie s’envolait vers la victoire et permettait à son pilote de gravir la première marche du podium.

 

 

Après avoir vendu l’A110 à Raymond PRALES, « Le Feu » s’est offert quelques années d’inactivité, tout en demeurant spectateur. Pour se plonger à nouveau dans le bain, pendant une saison, il a piloté une « GT Turbo » GR N, qu’il a vendu, suite à une sortie de route. Le temps de quatre saisons, il a conservé une « Tour de Corse » que Pierre VILMEN lui a racheté pour en faire la vente à Edmond BHIKI, quelques temps plus tard.

 

 

 

Mordu par le virus de cette discipline sportive, « Le Feu » revient avec une «M3 » GR N, avec laquelle, il a connu d’autres sensations, en parvenant même à la faire décoller des quatre roues.

  

Ensuite il fait un mariage avec la marque FORD, en commençant par une « SIERRA Cosworth » GR N, deux roues motrices, de couleur jaune, qu’il faisait préparer, la saison d’après, en GR A, avec 300 cv sous le capot, ce qui la rendait inconduisible. Ce bolide a été vendu en Corse et a blessé l’équipage téméraire qui n’a pas su dompter ses chevaux.

 

 

Suivait, « l’Escort Cosworth » qui a révélé les capacités de pilotage de Stéphane NEGRE. Au retour d’une autre période de repos, « Le Feu » se payait « l’Escort Cosworth » de Henri NEGRE, qu’il a vendu à Pad’ Panik. Sa dernière acquisition a failli être la Mitsu évo5 de Stéphane, mais ayant eu des engagements largement avancés avec Patrice BAZILE, cette saison 2005, il pilotera une Mitsubishi évo6.

 

Tous ces véhicules ne lui ont pas seulement permis de flirter avec le podium. « Le Feu » a déjà grimpé sur la première, la seconde ou la troisième marche, en brandissant la coupe qui récompensait son classement. Il se dit, aujourd’hui, trop âgé pour récidiver, son plaisir continue et c’est également celui de participer.

 

                                  

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